Dôme

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domeDe Stephen King (traduit de l’anglais par William Olivier Desmond)
Paru chez Albin Michel

Le Dôme : personne n’y entre, personne n’en sort. À la fin de l’automne, la petite ville de Chester Mill, dans le Maine, est inexplicablement et brutalement isolée du reste du monde par un champ de force invisible. Personne ne comprend ce qu’est ce dôme transparent, d’où il vient et quand – ou si – il partira. L’armée semble impuissante à ouvrir un passage tandis que les ressources à l’intérieur de Chester Mill se raréfient. Big Jim Rennie, un politicien pourri jusqu’à l’os, voit tout de suite le bénéfice qu’il peut tirer de la situation, lui qui a toujours rêvé de mettre la ville sous sa coupe. Un nouvel ordre social régi par la terreur s’installe et la résistance s’organise autour de Dale Barbara, vétéran de l’Irak et chef cuistot fraîchement débarqué en ville…

Les critiques étaient enthousiastes, il fallait lire ce nouveau Stephen King qui renouait avec l’excellence « d’antan ». Ayant eu une grosse période « King » il y a une quinzaine d’années, j’avais complètement arrêté ce genre de lecture, mais je n’ai pu résister à cet appel du pied.

Malheureusement, Dôme ne m’a pas convaincue plus que ça. C’est un bon divertissement, bien ficelé, pas de doute là-dessus. Malgré tout, cela ne mérite pas 1200 pages (ou même plus, je n’ai pas fait le calcul exact !). J’ai été particulièrement déçue par le premier tome, très long à se mettre en place. Je conçois que le rythme doit être mesuré pour que le lecteur sente bien monter la peur et le côté dramatique, mais il me semble que le livre aurait malgré tout gagné à être épuré un peu. D’autant que notre porte-monnaie s’en serait mieux porté lui aussi ! Puisqu’on en parle, ce découpage en deux tomes est totalement frustrant pour qui n’a pas directement les deux sous la main vu que ce n’est qu’un seul et même livre. C’est un peu comme si on bavait devant la vitrine du chocolatier et que paf, d’un coup il mette son petit panonceau fermé.

Le deuxième tome rentre tout de suite dans le vif du sujet et est nettement plus haletant : le rythme accélère et il se passe des choses ! J’ai nettement mieux apprécié la lecture de ce tome 2 qui a justifié une lecture d’une traite, contrairement au premier qui ne m’a pas captivée outre mesure.

Les personnages sont caricaturaux mais bien campés. Les méchants sont affreusement méchants et les gentils sont vraiment des gens bien. Mention spéciale pour le personnage de Julia, très humain.

Le côté moralisateur n’est quant à lui pas inintéressant et l’influence psychologique et environnementale du dôme est très bien traitée. C’est tout à fait crédible et cela rajoute une dimension particulièrement intéressante au récit.

En résumé, c’est une lecture divertissante et agréable, mais qui ne me laissera pas un souvenir impérissable…

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