La valse lente des tortues

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la valse lenteKatherine Pancol
Paru chez Poche

Ce livre est une bourrasque de vie… Un baiser brûlant du seul qu’on ne doit pas embrasser. Deux bras qui enlacent ou qui tuent. Un homme inquiétant, mais si charmant. Une femme qui tremble et espère ardemment… Un Homme qui ment si savamment. Une femme qui croit mener la danse, mais qui passe son tour. Des adolescents plus avertis que les grands… Un homme qui joue les revenants. Un père, là haut dans les étoiles, qui murmure à l’oreille de sa fille… Un chien si laid qu’on s’écarte sur son passage. Des personnages qui avancent obstinément comme des petites tortues entêtées qui apprendraient à danser lentement, lentement dans un monde trop rapide, trop violent.

Lorsque j’ai vu que mon avion était affiché avec 4 heures de retard il y a deux semaines, je me suis dit, il me faut un livre, un gros. Le choix était mince dans la petite boutique, mais la couverture de La valse lente, dont j’avais déjà entendu parler, m’a attiré l’œil et comme la quatrième m’a semblé alléchante, mon choix s’est porté sur ce livre.

Cette lecture était tout à fait adaptée à la situation : détendante, légère, un livre parfait pour les vacances (et poireauter agréablement) ! Je suis rentrée facilement dans l’univers de Joséphine, bien que n’ayant pas lu le premier opus, les yeux jaunes des crocodiles. J’ai fait connaissance avec les personnages sans peine et les ai trouvés attachants dans l’ensemble. Comme dans la vraie vie, aucun d’entre eux n’est tout blanc ou tout noir : chaque personnalité a plusieurs facettes, c’est ce qui fait le charme de chacun.

Comme l’annonce le titre, le rythme est lent, mais cela permet de savourer d’autant mieux cette tranche de vie. On finit par se retrouver dans telle ou telle situation, tel ou tel personnage et si les uns peuvent agacer, on se trouve des atomes crochus avec d’autres (non je n’en dirais pas plus !). On a presque l’impression d’être dans la « vraie » vie…

La petite intrigue policière introduit quant à elle un peu de suspense et on se laisse emporter, sans trop savoir où tout cela va nous mener… Dommage qu’il y ait quelques coïncidences un peu tirées par les cheveux dans la dernière partie (par exemple, Joséphine, qui passe comme par hasard devant chez l’imprimeur…).

Les quelques incursions de surnaturel apportent un peu de piquant également. En revanche, autant les marabouts et cie apportent un plus sympathique, autant le cas « Junior » est too much à mon goût.

En bref, ce livre se lit bien (malgré ses quelque 750 pages) et j’ai passé un très bon moment. En plus, je n’avais pas fait le lien sur le coup, mais choisir un livre avec des tortues sur la couverture était on ne peut plus adapté pour un voyage au Cap-Vert. Non, on n’a pas vu de tortues, c’était pas la saison de la ponte… Dommage !

Petit clin d’œil, quand même, à « l’extrait d’un manuel catholique d’économie domestique pour les femmes » qui circulait sur Internet il y a un certain temps et qui fait toujours son petit effet !
Enfin, depuis j’ai lu la suite, Les écureuils sont parfois tristes le lundi à Central Park, qui m’a moins convaincue : beaucoup de longueurs, on tourne en rond et tout cela manque de renouvellement. Dommage…

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