Le huit

Standard

le huitDe Katherine Neville
Traduction Evelyne Jouve

New York, décembre 1972 : Catherine Velis, jeune experte en informatique, est une spécialiste des échecs. Alors qu’elle se prépare à partir en Algérie travailler pour l’Opep, des événements mystérieux se succèdent. C’est d’abord une vieille femme qui la prévient des dangers qui rôdent autour d’elle, puis un antiquaire qui lui demande de rassembler les pièces d’un jeu d’échecs très ancien dont une bonne partie serait dissimulée en Algérie… Sud de la France, printemps 1790 : Mireille de Rémy et sa cousine Valentine sont novices dans l’abbaye fortifiée de Montglane. Alors que la révolution bat son plein, la Mère supérieure les charge d’une étrange mission : disséminer à travers le monde les pièces du jeu d’échecs de Montglane, qu’un Maure aurait offert à Charlemagne. Celles-ci, réunies, renfermaient un secret qui donnerait accès à une terrible puissance. Les deux cousines partent alors pour Paris où sévit la terreur. Le Huit nous propose de suivre les destins parallèles de Mireille de Rémy et de Catherine Vélis, depuis les alcôves révolutionnaires parisiennes, où se livrent d’étranges luttes de pouvoir, jusqu’aux cercles fermés qui, à notre époque, contrôlent l’énergie et l’économie.

Lorsque le thème du mois de janvier a été choisi pour le Book club du mois de janvier sur Livr@ddict, je me suis souvenue de ce livre palpitant que j’avais adoré il y a une dizaine d’années.

Je me suis donc attelée à la relecture de ce pavé et je dois avouer que j’ai de nouveau été happée par le récit plein de rebondissements.

Tout d’abord, le fait que le récit se déroule parallèlement sur deux périodes donne une grande richesse à l’intrigue : il se passe toujours quelque chose, à l’une ou l’autre époque, jusqu’à ce que les deux histoires parallèles se rejoignent et que la partie contemporaine prenne l’ascendant.

Ensuite, le travail de documentation réalisé est absolument impressionnant. Malgré quelques raccourcis et clichés, Katherine Neville a fait un travail de recherche remarquable, d’autant plus qu’elle aborde des sujets très éloignés les uns des autres. Le meilleur exemple en est, selon moi, la partie sur la Révolution et la Terreur, qui semble criante de vérité. Bien sûr, le fait qu’elle soit elle-même experte en informatique et ait travaillé pour l’OPEP a certainement été une aide précieuse pour certaines parties… Tout ce travail de fond contribue à renforcer la crédibilité de l’intrigue. Et le résultat obtenu est bluffant, on croit tout à fait à cette énigme cachée un jeu d’échecs…

Pourtant, je ne sais si les années m’ont rendue plus critique, mais j’ai été moins emballée que lors de ma première lecture. J’ai trouvé que l’auteure en faisait un peu trop. En effet, les personnages historiques (majeurs) et célèbres se succèdent, qu’ils jouent un rôle important ou non dans l’histoire et à force, cela finit par faire trop. De même, les explications mathématiques détaillées auraient pu être épargnées au lecteur. Enfin, il y a malheureusement quelques longueurs ici et là.

Bref, le mythe en a pris un coup, mais le roman reste très agréable à lire et je le recommande chaudement aux amateurs de polars et d’histoire. L’alchimie y fonctionne particulièrement bien !

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s