Troie, tome 1 : Le Seigneur de l’Arc d’Argent

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Troie1David Gemmell
Traduit de l’anglais par Rosalie Guillaume
Paru chez Bragelonne

Trois individus vont changer la destinée de plusieurs nations. Hélicon (Enée), le jeune prince de Dardanie, hanté par une enfance traumatisante, la prêtresse Andromaque, dont le caractère de feu et l’indépendance forcenée se dressent contre la volonté des rois et le légendaire guerrier Argurios, emmuré dans la solitude, uniquement motivé par son besoin de vengeance. À Troie, ils découvrent une cité déchirée par des rivalités impitoyables – un maelström de jalousies, de tromperies et de traîtrises meurtrières. En dehors des murs de la cité mythique, des ennemis assoiffés de sang convoitent ses richesses et conspirent à sa chute. C’est une époque de bravoure et de trahison. Une époque de bains de sang et de terreur. Une époque pour les héros !

Je n’avais encore jamais lu de Gemmell, mais comme les amateurs de littérature de l’imaginaire semblaient en faire le plus grand cas, j’ai franchi le pas, pour mon plus grand bonheur ! J’ai commencé cette trilogie il y a un petit moment, mais je voulais faire mes trois billets d’un coup et puis il me fallait un peu de temps pour « digérer » tout ça…

Ce tome 1 ne se contente pas de mettre l’histoire en place, il s’y passe déjà énormément de choses et il constitue définitivement un roman à part entière (ce qui ouvre des perspectives folles pour les deux tomes suivants). On y fait connaissance avec les principaux personnages de la trilogie et j’ai fondu directement pour Hélicon et Andromaque. J’ai mis un peu plus de temps à apprécier Ulysse, car il est très différent de celui qu’Homère nous avait présenté… J’ai en effet eu beaucoup de mal à accepter qu’Ulysse puisse être laid et pas franchement costaud, mais il a tellement d’autres qualités dans Troie, que finalement, pourquoi pas, pour cette fois-ci.

La trilogie repose sur un pan de mythologie passionnant et, en tant que telle, ne pouvait que l’être également. Pourtant, l’auteur a pris des libertés très larges avec l’histoire, telle qu’on la connaît (cela dit, on n’en connaît que ce qu’on en a appris ou lu, donc des versions subjectives !), mais ce n’est pas gênant, car il a su se l’approprier et en faire quelque chose d’unique et captivant. J’adore ce genre de roman, assis sur des bases historiques solides. Tant que l’on ne recherche pas un documentaire sur la période concernée, cela ne pose aucun problème.

Enfin, Gemmell a un style très sympa (très bien rendu par la traductrice, au demeurant), qui mêle dynamisme et sens du détail. On croirait presque se trouver devant un feu de bois en train d’écouter un récit. Son style est parfaitement adapté à cette épopée où se côtoient de grands héros, des personnalités qui méritent une plume digne d’elles. Et à la fois, c’est cette plume elle-même qui les a créés et fait vivre. Les protagonistes sont très bien campés et plus crédibles les uns que les autres (dans leur style et leur époque, bien sûr). Gemmell n’a pas négligé non plus les personnages secondaires, ce qui contribue encore à renforcer le plaisir de lecture et d’immersion dans l’œuvre.

J’ai fermé ce tome 1, en disant « C’est fou ! » et je me suis jetée sur le tome 2…

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