Charmer, s’égarer et mourir

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Marie AntoinetteDe Christine Orban
Paru chez Albin Michel

C’est Marie-Antoinette que je voulais écouter. L’écouter comme si j’avais été sa confidente. Sa voix résonne dans sa correspondance, dans ses silences, dans les mots effacés et retrouvés. Je l’ai entendu. Les lignes tracées de sa main sont comme des notes sur une partition de musique. Je perçois l’incertitude de son timbre, sa sensualité, je perçois des sons graves et légers comme l’eau d’une rivière, une rivière de larmes.

Il ne s’agit pas d’un roman à proprement parler, ni d’un documentaire non plus. Plutôt un essai où l’auteur nous livre le fruit de ses recherches et réflexions à la manière d’un roman.

L’auteure semble être de celles qui vont au fond des choses. On sent tout de suite que Marie-Antoinette a fait irruption dans sa vie et en a rempli les moindres recoins. C’est peut-être ce qui fait la sensibilité de ce récit, sa justesse.
Bien sûr, il y a des déductions subjectives, des partis pris, mais comment pourrait-il en être autrement ? Ces événements remontent à si longtemps.
L’analyse de Christine Orban est intéressante pour son discernement. Elle nous livre une Marie-Antoinette ni toute blanche ni toute noire et c’est peut-être aussi ce qui fait que le lecteur s’y attache au fil des pages, d’autant qu’il s’agit tout de même un personnage qui fascine en soi.

C’est un très beau portrait, très humain.

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