Category Archives: Fantastique

Le monde des sorciers de J. K. Rowling – La magie du cinéma

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Paru chez Gallimard

Aux côtés de Harry Potter et du magizoologiste Norbert Dragonneau, découvrez dans ce livre captivant les secrets des réalisateurs des «Animaux fantastiques» et revivez les grands moments de la saga «Harry Potter». Cet ouvrage extraordinaire, qui regorge d’images somptueuses et de révélations sur les acteurs et les décors des films, offre également de nombreuses surprises à ouvrir, à manipuler et à déployer, en fac-similé et en trois dimensions!

Enfilez un masque de Mangemort, feuilletez un exemplaire authentique du Chicaneur, faites tourner le Cadran magique du niveau de risque d’exposition aux Non-Maj’ du MACUSA, ouvrez la valise enchantée de Norbert Dragonneau… Plongez dans le Monde des Sorciers de J.K. Rowling et laissez-vous porter par la magie du cinéma !

Un très beau livre grand format, couverture cartonnée avec dorures et relief, pour les fans.

Un vrai livre de grand avec un sommaire et une centaine de pages dédiées aux films de l’univers d’Harry Potter. La première partie concerne Les animaux fantastique et la seconde Harry Potter. Chaque double page est richement illustrée et documentée, avec des explications claires et intéressantes ainsi que des anecdotes croustillantes sur les coulisses des films. Aucun détail n’est laissé au hasard, c’est très bien fait et intéressant. On en apprend plus sur les personnages ainsi que les lieux.

En bonus, de très beaux masques de Mangemorts, pour prolonger la magie et le rêve…

Druide

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druideOliver Peru
Paru chez Eclipse

1123 après le Pacte… Les druides règnent en maîtres sur la forêt. Un royaume millénaire. Ils conseillent les hommes. Du plus humble au plus puissant. Grâce à leur sagesse ancestrale. Lorsqu’un mal ancien refait surface, un druide va tenter d’empêcher une guerre fratricide d’éclater. Pour cela, il devra percer des mystères liés aux plus noirs secrets de la forêt.

C’est le coup de cœur ! J’en avais beaucoup entendu parler, mais il est toujours préférable de se faire son avis par soi-même. Je suis non seulement convaincue, mais complètement emballée. Déjà, les personnages sont formidablement charismatiques. Personnalités fortes, influencées par de lourds passés, ils n’en sont pas moins très humains également. Tantôt fourbes, tantôt loyaux et généreux. Des personnages courageux qui iront jusqu’au bout de la tâche qu’ils se sont fixée… L’intrigue est travaillée, dense, passionnante et parfaitement maîtrisée. Enfin, le sujet principal (les druides) est traité de manière plutôt originale par rapport aux classiques du genre. On entre très vite dans le roman qui démarre fort, avec le massacre de quarante-neuf soldats dans une citadelle pourtant réputée imprenable. Le druide Obrigan et ses deux apprentis seront chargés de mener l’enquête, mais le temps leur est compté avant que la guerre n’éclate. Nous suivrons leur cheminement, et chaque nouvelle piste nous plonge au cœur des mystères de la forêt, des luttes de pouvoir et de l’histoire ancienne. Tout s’imbrique parfaitement pour transporter le lecteur toujours plus loin, sans qu’il puisse vraiment reprendre son souffle (et sans trop en dévoiler à la fois non plus). Mais ce dernier ne sera pas au bout de ses surprises jusqu’à la fin, car le dénouement final est pour le moins étonnant. Le livre est bien écrit et bien construit : une belle réussite pour un moment de lecture très agréable, de ceux où l’on ne voit pas le temps passer.

La Malerune

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MalerunePierre Grimbert-Michel Robert
Version intégrale Éditions Livre de Poche

Une bien étrange paire se présente aux portes du château Garamont : un sorcier autoritaire et susceptible, accompagné d’un homme-loup aussi effrayant que noble de coeur. Pour la jeune Ariale, retenue prisonnière dans sa chambre, nul doute qu’ils ont un lien avec le chevalier Eras, son père mystérieusement disparu… Une compagnie d’aventuriers des plus inattendues naît alors. Zétide le puissant sorcier, Hogo le noble et monstrueux Lycante, la belle et farouche Lucia, et, bien sûr, Ariale partiront à la recherche du chevalier Eras et tenteront de percer le secret de sa quête.

Une trilogie de fantasy en un seul volume : tout pour me plaire !

Cette trilogie met en place un univers particulier qui requiert une assimilation plus ou moins longue avec beaucoup d’informations au départ. Cela n’est toutefois pas un point négatif puisque plus l’assimilation est exigeante, plus l’univers est marqué et spécifique, ce qui est toujours appréciable en fantasy. Le concept des deux mondes avec des plaques de jonction est très bien trouvé même si c’est un peu tout noir et tout blanc : les gentils d’un côté, les méchants de l’autre (ce sont d’ailleurs ces derniers qui rompent l’équilibre). Le concept des runes magiques qui gouvernent les mondes est très sympa, lui aussi.

On retrouve malgré tout des éléments incontournables : il s’agit d’une longue quête qui regroupera des personnages traditionnels de ce genre d’activité, mais aussi des personnages inattendus, entre autres, un homme-loup, un homme oiseau en armure, une petite fille, etc. Du classique et du moins classique, donc, ce qui est encore un bon point puisqu’on retrouve les repères du genre, mais avec un souffle nouveau.

Les personnages ont des personnalités fortes et sont très attachants. J’ai beaucoup aimé le guerrier-loup et les deux pans conflictuels de sa personnalité. C’est très bien vu et ça apporte plus de profondeur. Une mention spéciale également pour Lucia, la guerrière au caractère de cochon et pour le sorcier amateur de bon vin ! Mon seul bémol, mais pas des moindres, concerne l’utilisation faite du golem. Je trouve dommage d’avoir utilisé le nom d’une créature connue et mythique pour quelque chose qui n’a rien à voir.

La quête est bien amenée également et étalée stratégiquement dans le temps. Il se passe toujours quelque chose et même si nos héros combattent beaucoup, ils ne font pas que ça non plus, ce qui est également très plaisant à la lecture. Ils n’ont pas la vie facile et c’est tant mieux : on n’en attend pas moins de ce genre de roman ! Enfin, le dénouement comporte encore des rebondissements. On profite jusqu’au bout ! Pourtant, sans en dévoiler trop, je dois avouer que j’ai été un peu déçue par la toute fin, que je trouve un peu facile. Je veux bien que la rune ait des effets fabuleux, mais là c’est un peu trop malgré tout.

La trilogie est bien équilibrée, mais il est préférable de lire les trois tomes d’un coup, je pense. J’ai trouvé le tome 3 en dessous des autres de façon générale, c’est un peu dommage.

Je ne sais pas s’il s’agissait d’un projet à quatre mains dès le départ ou si d’autres circonstances ont motivé à l’écriture à quatre mains. Je n’ai pas trouvé d’indications à ce sujet sur Internet. Je vais tâcher de me renseigner…

Merci au Livre de Poche et à Livr@ddict pour ce beau partenariat dont la lecture aura été très plaisante.

Légende

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LegendeDavid Gemmell
Traduction Alain Névant
Paru chez Bragelonne (en grand format) et Milady (en poche)

Druss est une légende. Ses exploits sont connus de tous. Mais il a choisi de vivre retiré loin des hommes, au sommet d’une montagne. Là, il attend son ennemi de toujours : la mort. Dros Delnoch est une forteresse. C’est le seul endroit par lequel une armée peut traverser les montagnes. Protégée par six remparts, elle était la place forte de l’empire drenaï. C’est maintenant le dernier bastion, car tous les autres sont tombés devant l’envahisseur nadir. Et le vieux guerrier est son seul espoir.

J’avais très envie de relire du Gemmell après la formidable découverte de la trilogie Troie. C’est finalement sur Légende que j’ai jeté mon dévolu. Je dois avouer une petite déception par rapport à Troie car il me manquait une base historique solide. On sent bien ici que les tenants et aboutissants du passé sont loin d’être insignifiants mais ils n’ont pas l’envergure de la mythologie grecque ! Malgré tout, le lecteur est transporté dans cette bataille désespérée et sans merci, aux côtés de personnages attachants.

Il n’y a pas à dire, cet auteur s’y entend pour créer des personnages hauts en couleur. Druss, à la fois si fort (et humain sous la carapace) est époustouflant. Rek est intriguant, on sent qu’il recèle un fabuleux potentiel, Virae a une personnalité forte et sympathique et les moines chevaliers sont une excellente trouvaille. J’aurais aimé que les archers si mystérieux soient plus mis en avant et en apprendre un peu plus sur eux… Enfin, j’ai apprécié le sens de l’honneur et le côté chevaleresque du chef de guerre ennemi.

J’ai passé un excellent moment en compagnie de Druss la Légende sans toutefois retrouver les délicieux frissons que m’avait procuré la lecture de Troie. Je compte bien poursuivre la découverte de cet auteur, dont j’apprécie beaucoup le style, en espérant avoir à nouveau l’occasion de tomber sur une perle…

La mécanique du coeur

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mecanique du coeurMathias Malzieu
Paru chez J’ai lu

Edimbourg, 1874 : le jour le plus froid du monde. Lorsque Jack naît, son cœur gelé se brise immédiatement. La sage-femme le remplace par une horloge et le sauve. Depuis lors, il doit prendre soin d’en remonter chaque matin le mécanisme. Mais gare aux passions ! Le regard de braise d’une petite chanteuse andalouse va mettre le cœur de Jack à rude épreuve…

Ce livre est certes court, mais recèle un concentré d’émotions. Il mêle subtilement des réflexions d’ordre général et des situations fantastiques pour un résultat très original et saisissant. On pénètre ainsi dans un univers comportant des aspects très réels tout en dégageant une atmosphère complètement onirique… Un univers particulier où la vie est dure pour un jeune garçon pas comme les autres auquel toute passion, quelle qu’elle soit, est interdite. Bien entendu, comme souvent, la vie en décidera autrement et lui fera vivre une immense passion. Le conte incite à la réflexion et on alterne entre le fatalisme, la pitié et la sévérité à l’égard de Jack qui a quand même une petite tendance à tout faire juste comme il ne faut pas. Le personnage de la belle andalouse est très attachant également. Quant au visuel de couverture, n’en parlons pas : c’est un petit bijou !!!

Je suis sortie de cette lecture le regard vague, avec une légère amertume, mais aussi avec la certitude d’avoir vécu une belle aventure, emportée par la grande quête de Jack.

Je connaissais Mathias Malzieu le chanteur (que j’apprécie particulièrement, d’ailleurs) et je viens de découvrir Mathias Malzieu l’écrivain qui est tout aussi bon. Il a su trouver un style bien à lui, c’est un vrai régal.

Fils de l’ombre – tomes 1 et 2

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Juliet Marillier (traduit de l’anglais par Hélène Bury)
Paru chez l’Atalante

filsdelombrefilsdelombre1

Ce livre, en deux tomes, appartient au cycle de Septenaigue comprenant cinq livres en VO à ce jour (le dernier doit paraître prochainement) et fait suite au roman Sœur des cygnes, lui aussi paru en deux tomes.

Tout d’abord, je tiens à clamer haut et fort que je trouve les couvertures de ces deux livres absolument somptueuses. Le dessin est d’une grande finesse, les personnages représentés sont beaux et les arrière-plans ont quelque chose de mystérieux. Bref, des couvertures qui invitent le lecteur potentiel à venir voir tout cela de plus près ! Bravo monsieur Carré !

Quatrième de couverture : « Ma mère connaissait tous les récits contés au coin du feu d’Erin. Assemblés autour de l’âtre, les villageois l’écoutaient en silence après une longue journée de travail et s’émerveillaient des tapisseries qu’elle tissait de ses mots. » Ainsi Liadan, fille cadette de Sorcha des cygnes, entame-t-elle son récit. Une génération a passé au domaine de Septenaigue. Elle a hérité de sa mère le talent de guérisseuse et le don de voir et d’entendre les esprits de la forêt. Il lui incombera d’affronter un destin douloureux pour préserver de la ruine sa famille, son domaine, son enfant à naître et peut-être aussi l’amour interdit qu’elle a découvert en chemin. »

Je ne distinguerai pas les deux tomes dans cet avis, car ils sont indissociables et forment un tout. Il est vrai que le roman aurait été très épais s’il avait été publié en un seul tome, mais ce n’est en général pas ce qui m’arrête. Cela dit, tout le monde n’est peut-être pas de mon avis… Par contre, on est tellement « dedans » que la fin un peu abrupte du premier tome prend par surprise et là, après avoir réprimé à grand-peine un petit hoquet de frustration, on se dit qu’il vaut mieux avoir le second sous la main pour enchaîner de suite ! Justement, c’était prévu au programme ! Une fois de plus, je ne suis pas l’objectivité même à ce sujet, car j’aurais pu continuer ainsi pendant encore des tomes et des tomes… D’autant que mon petit doigt me dit que dans le prochain roman du cycle, quelques années se seront à nouveau écoulées et nous passerons à autre chose même s’il est très probable que nous retrouvions une grande majorité des personnages de celui-ci…

Même sans avoir lu Sœur des cygnes, on fait facilement connaissance avec les personnages. Une partie d’entre eux n’étaient d’ailleurs pas présents dans le premier roman, puisqu’une génération s’est écoulée depuis. Les descriptions sont simples et très efficaces et chacun semble à sa place, avec sa personnalité bien définie et un rôle particulier à jouer. On les imagine facilement et on s’y attache rapidement. Ces personnages sont très « humains » : bons ou méchants ou un peu des deux selon les moments, très réels en somme. On finit par respirer avec eux, souffrir avec Niam, bouillir avec Sean, trembler et penser avec Liadan. Seul l’homme illustré reste impénétrable, comme il se doit.

La petite carte au début permet également de bien se repérer, pour aborder l’histoire au mieux, c’est toujours sympa.

L’intrigue, quant à elle, se met en place tranquillement et on se laisse volontiers pénétrer par l’ambiance. Le texte coule tout seul. Il n’y a pas à dire, l’auteure a une plume agréable et maîtrise son sujet ! De plus, l’intrigue regroupe, à mon avis, tous les ingrédients d’un bon livre de fantasy historique : un passé mystérieux, omniprésent, mais dont personne ne veut parler, une prophétie ancienne, les mythes celtiques, de la magie, des héros, des trahisons, des secrets, des drames, des sentiments forts,… Juliet Marillier mélange subtilement mystère et aventure, haine et amour, anciennes croyances et problèmes du quotidien. Le destin d’une famille se déroule au fil des pages, avec ses joies et ses peines, à la différence près que le peuple des fées laisse ici sa marque. Je n’en dirai pas plus pour ne pas gâcher au lecteur le plaisir de découvrir par lui-même le domaine de Septenaigue, ses habitants, ses amis et ses ennemis.

Le dénouement est agréable et ouvre énormément de perspectives pour la suite, ce qui est très sympathique quand on sait qu’il y a déjà trois autres livres parus –ou presque-.

Ce roman m’a délicieusement ramenée au temps où, adolescente, je dévorais les Dames du lac. Il est vrai que j’ai toujours eu un faible pour la culture celte et l’Irlande et j’étais donc convaincue dès le départ que ce roman me plairait. J’avoue ne pas avoir été déçue : je l’ai littéralement dévoré. J’ai tourné la dernière page avec regret (pour le plus grand bonheur de ma famille qui voyait là le signe de mon retour à une « vie normale »), un peu étourdie par cette grande aventure que je venais de vivre et franchement emballée. Il s’agit vraiment d’un cycle de haut niveau (sur mon échelle de valeurs personnelle), d’une lecture très agréable. Cela fait de nombreuses pages à lire et d’excellents moments en perspective. Je pense d’ailleurs lire Sœur des cygnes bientôt pour faire bonne mesure et je guetterai la sortie du tome 3, que j’espère prochaine !

Je remercie chaudement Livre@ddict et les éditions l’Atalante pour ce partenariat coup de cœur.

Le voyage du Jerle Shannara – Trilogie

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Terry Brooks
Traduction par Emilie Gourdet
Paru chez Bragelonne

Cette trilogie fait partie d’un cycle de 21 romans au jour d’aujourd’hui, mais peut se lire indépendamment. Il est toutefois préférable de lire les trois livres de la trilogie à la suite, car un rebondissement survient à la fin de chacun des livres, annonçant ainsi le prochain.

Jerle shannara 1Tome 1 – La Sorcière d’Ilse

Partez pour un périlleux voyage vers une terre lointaine et d’étranges magies, à bord du fabuleux navire aérien connu sous le nom de Jerle Shannara…

Lorsqu’un elfe est retrouvé à demi noyé à la surface des eaux de la Ligne de Partage Bleue, un vieux mystère remonte à la surface. Trente ans plus tôt, le prince elfe Kael Elessedil est parti à la tête d’une expédition en quête d’une magie légendaire qu’on disait plus ancienne et plus puissante que toute autre au  monde. De tous ceux qui sont partis pour ce funeste voyage, aucun n’est jamais revenu…

Jusqu’à ce jour. Car l’elfe sauvé des eaux a sur lui une carte couverte d’étranges symboles, qu’un seul homme est en mesure de déchiffrer : Walker Boh, le dernier druide. Mais quelqu’un d’autre en saisit le sens : l’envoûtante Sorcière d’Ilse, détentrice d’une magie sombre et impitoyable. Elle ne reculera devant rien pour s’emparer de la carte…

La Quête se met en place. On assiste d’une part au recrutement des membres de l’expédition et à la préparation de celle-ci, que ce soit du côté des « gentils » ou de la « méchante ».

Des alliances se nouent, des intrigues se jouent dans l’ombre. De nombreuses questions restent en suspens, ce qui enveloppe la Quête elle-même d’une aura de mystère. D’un autre côté, le rythme est soutenu et les rebondissements s’enchaînent, ce qui est appréciable. Les membres de l’expédition sont plutôt du genre classique : druide, nain, elfes, deux détenteurs de magie ancienne,… Le cheminement de l’expédition jusqu’au lieu de destination final de la Quête n’est pas follement original non plus. Les épreuves subies en chemin ne sont ni très difficiles, ni détaillées outre mesure. Les membres de l’expédition finissent par atteindre Châteaubas, le but de leur expédition et tout s’achève brutalement, dans le chaos. En revanche, les réflexions des personnages et le développement de l’intrigue ouvrent des perspectives sympathiques. L’objet véritable de la Quête reste mystérieux et les raisons de la présence de chacun donnent à réfléchir, d’autant qu’elles ne sont dévoilées que petit à petit. Par ailleurs, le récit repose sur des bases solides et le fait que cette trilogie fasse partie d’un cycle lui donne plus d’ampleur. La partie concernant la magie de la Sorcière d’Ilse est particulièrement intéressante, car on sort du cadre de la magie traditionnelle. En bref, on sent un potentiel, mais on est plutôt dans l’expectative avec ce premier tome.

Jerle shannara 2Tome 2 – Antrax

Menée par le dernier des druides, Walker Boh, une compagnie de courageux explorateurs a traversé des mers inconnues en quête d’une magie insaisissable. Mais alors que l’équipage resté à bord du Jerle Shannara subit l’assaut de forces malfaisantes, que le protégé du druide, Bek Rowe, est poursuivi par la mystérieuse Sorcière d’Ilse, et que Walker se retrouve prisonnier d’un labyrinthe sous la cité en ruine de Châteaubas, traqué par un ennemi invisible, qui peut nous dire si toute l’équipe n’a pas été attirée là à des fins sinistres ?

Car quelque chose vit à Châteaubas. Quelque chose qui n’est pas humain. Quelque chose dont l’âge se perd dans la nuit des temps et qui convoite la magie des druides, des elfes et même de la Sorcière d’Ilse…

J’ai retrouvé mes héros, que j’avais laissés en bien mauvaise posture il y a quelque temps de cela… D’autant que le tome 1 s’était terminé un peu abruptement ! Fort heureusement, je les ai retrouvés exactement là où je les avais laissés et j’ai pu suivre la rencontre houleuse entre la Sorcière d’Ilse et Bek Ohmsford.

Ce tome 2 se déroule exclusivement à Châteaubas et ses alentours. Il y aura quatre grands « axes » : la relation (je pourrais aussi dire la confrontation !) entre Bek Ohmsford et la sorcière, les combats auxquels les membres de l’expédition doivent faire face, d’abord dans les ruines de Châteaubas où on apprendra un peu mieux ce qui est arrivé aux uns et aux autres, puis dans les alentours, tandis que les survivants continuent de se battre pour rester en vie, le sort des vagabonds, sur le navire et, la partie la plus importante, qui se déroule à la suite de Walker sous la terre.

Jusque-là il y avait la méchante, désormais nous voilà face à l’Ennemi ! Nous ferons connaissance avec l’ennemi et nous apprendrons ses motivations. Nous verrons ensuite comment une poignée de survivants de l’expédition réagiront, confrontés à cette situation et aux méthodes barbares de l’ennemi. Les pauvres auront bien du fil à retordre et nombreux sont ceux qui n’en sortiront pas indemnes.

J’ai beaucoup aimé ce tome 2 où l’on sort du schéma classique de la quête fantastique. Le méchant est en effet très différent de ce que l’on rencontre habituellement dans ce genre de récit et on oscille ici entre fantasy et science-fiction. Le combat qui oppose la science et la magie est passionnant et l’univers de Châteaubas est très intéressant et original. Les protagonistes se retrouvent confrontés à quelque chose qu’ils ne connaissent pas et leurs réactions et leurs difficultés apportent beaucoup de piment au récit. Le trésor s’avérera différent de ce à quoi ils s’attendaient tous…

J’ai bien apprécié également la partie Bek-Sorcière d’Ilse qui est traitée assez longuement et sera certainement développée plus avant encore dans le troisième tome. J’aime également les particularités de l’enchantement de Shannara, qui offrent une nouvelle approche de la magie. La diversité des personnalités et des aventures des principaux protagonistes de ce roman rend le tout très palpitant et offre à ce tome une grande richesse. Le texte est également plus fluide que celui du premier tome.

En résumé, je n’étais pas certaine de mon choix avec le premier tome, mais le deuxième m’a bien plu, notamment par son originalité, nous verrons ce qu’il en sera pour le troisième ! Vu la fin du second, je pense que les rebondissements vont se poursuivre et que l’aventure est loin d’être terminée !

Jerle shannara 3Tome 3 – Morgawr

La quête du fabuleux navire aérien file vers sa conclusion et les intrépides héros des Quatre Terres lui ont déjà payé un lourd tribut. Mais les voilà traqués par leur plus terrible ennemi, en la personne du Morgawr, le sorcier séculaire qui se nourrit de l’âme de ses ennemis !

Il veut s’emparer des légendaires livres de magie ancestrale et détruire celle qui l’a trahi, la Sorcière d’Ilse, sa disciple de l’ombre. Or celle-ci, placée face au pouvoir de l’Épée de Shannara, s’est réfugiée au plus profond de son propre esprit. Désormais à la merci de ceux qui réclament vengeance, elle n’a plus d’autre protecteur que son frère perdu de longue date, Bek Ohmsford, déterminé à racheter les torts de sa sœur bien-aimée… et à la livrer au destin que le druide Walker Boh a prédit pour elle.

On pouvait penser qu’on avait fait le tour des ennemis, eh bien non, l’affreux méchant, l’ennemi ultime arrive ici, pour donner encore un peu de fil à retordre à nos héros, qui sont de moins en moins nombreux. Comme les membres de l’expédition sont très éparpillés au début de ce tome, le récit est un peu haché, car on passe de grands moments avec les uns ou les autres, avant de retrouver les suivants. En revanche, ils devront faire face à des difficultés et des situations qui ne manquent pas d’intérêt, jusqu’à ce qu’ils soient de nouveau tous confrontés à un ennemi commun au nom imprononçable, le Morgawr, venu chercher vengeance et tenter de s’approprier la magie découverte à Châteaubas. Il y aura des moments héroïques et d’autres où les personnages devront simplement affronter leur lassitude et leurs peurs…

Walker Boh a déclaré avant de mourir que le plus important était de ramener Grianne Ohmsford chez elle, mais nul ne sait pourquoi et ceci apporte un peu de piquant. Jusqu’au dernier moment, on ne sait pas pourquoi cela était si important.

Je ne dévoile pas le dénouement, mais je tiens encore à souligner que l’épilogue, relativement ouvert quant à l’avenir des membres de l’expédition rentrés dans les Quatre Terres offre un beau potentiel, conduisant le lecteur à s’interroger et échafauder des théories diverses. Une suite est possible, perspective appréciable.

Le début, et peut-être un peu la fin aussi, un peu trop classiques à mon goût sont compensés par l’originalité de la partie qui se déroule à Châteaubas. L’auteur a su créer un univers sympathique et enchaîne habilement les aventures et les rebondissements.
En revanche, le cheminement du druide Walker Boh n’est pas très clair, que ce soit de son vivant ou après sa mort… Au final, on ne comprend pas très bien ce qu’il est venu chercher.

Pour conclure, malgré quelques défauts, cette trilogie n’est pas dénuée d’intérêt et offre une lecture divertissante.