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Blood family

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BloodFamilyD’Anne Fine
Paru chez l’Ecole des loisirs

Il revient de loin, Edward. Jusqu’à l’âge de sept ans, il a vécu enfermé dans un appartement avec sa mère, sous l’emprise d’un homme alcoolique et violent. Lorsqu’il est délivré de son bourreau, il peut enfin découvrir le monde qui l’entoure. Mais est-il libre pour de bon?

Recueilli par les services sociaux, puis ballotté de famille d’accueil en famille d’adoption, Edward se construit en tentant d’oublier son passé. Mais au fil des années ce passé le suit pas à pas et ne cesse de se rappeler à lui. La force, le courage et la volonté lui suffiront-ils pour lui échapper?

Un livre très fort, qui vous colle un uppercut dans l’estomac.
On est happé dès le début et ensuite tout s’enchaîne.

L’alternance de points de vue des différents personnages est intéressante et permet d’éviter la monotonie. Du coup le rythme est soutenu et le lecteur souvent surpris. Il a accès au décor et à l’envers du décor. Un parti pris très judicieux de la part de l’auteure !

L’histoire assez extrême au départ ne ménage pas non plus le lecteur. C’est tellement « réel », que cela fait froid dans le dos. Une histoire bouleversante, qui n’interdit pas complètement l’espoir, sans mentir…

Ce livre m’a rappelé la ridicule expression « bon sang ne saurait mentir » et son pendant « mauvais sang ne saurait mentir ». On ne part pas tous égaux mais quand c’est possible, à chacun de se prendre en main et d’agir en faisant fi de la « fatalité ». Ce n’est pas facile de trouver sa place et on se construit souvent seul mais c’est important de savoir se mettre en question. Si on peut trouver les réponses, tant mieux.

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Journal d’un chat assassin (le retour en BD)

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Journal chat assassinDe Véronique Deiss, d’après Anne Fine
Édité chez Rue de Sèvres

Pauvre Tuffy…

Ce chat est sans cesse confronté à la colère de ses maîtres. Ils ne comprennent pas pourquoi il rapporte oiseaux, souris et autres mulots, entre ses dents et, de préférence… sur le tapis du salon. Il ne fait pourtant que son boulot !

Un beau jour, Tuffy est soupçonné du meurtre de son ami Thumper, le lapin des voisins. Pour sa famille, c’est l’assassinat de trop. Déclaré coupable, cet affreux psychopathe à quatre pattes va devoir répondre de ses crimes !

Je garde un souvenir rieur de ma lecture du chat assassin version roman jeune lecteur. Cela date un peu mais je me rappelle avoir franchement ri à cette lecture. Alors forcément, quand une nouvelle version BD sort, eh bien on se précipite ! Surtout que ce petit roman était parfaitement propice à une adaptation BD.

L’adaptation est très réussie, on retrouve cet humour à toute épreuve et on plonge avec plaisir dans les aventures de ce chat très attachant et philosophe. Rien que la tapisserie d’ouverture et de fermeture est un livre à elle toute seule ! Cette version n’apporte rien de vraiment nouveau par rapport au roman mais est très agréable à lire sous cette forme. Et comme les illustrations apportaient beaucoup d’humour, c’est d’autant plus drôle en BD ! Elle séduira sans aucun doute les jeunes lecteurs de tous poils.

Chronique du roman jeunesse : ici

Journal d’un chat assassin

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chat assassinD’Anne Fine
Paru chez l’école des loisirs (Mouche)

Tuffy, un authentique chat, tient son journal intime, qui commence ainsi : « C’est ça, c’est ça. Allez-y, pendez-moi. J’ai tué un oiseau. C’est que je suis un chat, moi. En fait, c’est mon boulot de rôder dans le jardin à la recherche de ces petites créatures […] ». Ensuite, il y a l’histoire de la souris, puis celle du lapin, qui lui vaut l’accusation de “ lapincide avec préméditation ”…

Un chat qui tient son journal, il fallait y penser ! Cela nous permet de voir comment cet animal perçoit le monde qui l’entoure (non pas qu’il soit doté d’une « conscience » au sens strict du terme !). Les réflexions du félin sont mordantes et franchement hilarantes et on suit ses aventures chasseresses avec le sourire. En effet, la famille du chat n’apprécie guère les trophées que ce dernier ramène, victorieux. Au passage, les détails (et les dessins) sont tordants : pas facile de faire passer un lapin énorme par la chatière ! Tout dérape lorsqu’il ramène le lapin des voisins, laissant place à  une situation des plus loufoques au dénouement improbable. Les rapports maître-animal sont vus avec drôlerie mais sonnent juste. Le chat, malin, tire très bien son épingle du jeu et analyse les réactions de ses maîtres avec philosophie… Il conclura habilement par une ultime pirouette, en fin stratège : « Qu’est-ce que je suis censé répondre ? Je ne suis qu’un chat. »

En résumé, Tuffy est une teigne, mais on l’adore !!!! A lire d’extrême urgence, d’autant qu’il y a non pas une, mais plusieurs suites !!!