Tag Archives: Philomèle

Le conteur – tome 2 La citadelle de vers

Standard

le-conteur-tome-2-la-citadelle-de-versDe Lorraine-S. Heymes
Paru chez Philomèle

Ulysse, après avoir endossé son rôle de conteur a bien du mal à supporter la morosité de la vie de collégien. Une invitation au grand bal d’Ayisté lui donne l’occasion d’échapper à son quotidien et de retrouver ses amis conteurs. Une inquiétante disparition et la réapparition d’Equivocus viennent gâcher ces belles retrouvailles. Face au danger qui menace Ayisté et l’Autre Monde, Ulysse et ses compagnons plongent dans de nouvelles aventures aussi mystérieuses que risquées.
Notre jeune conteur parviendra-t-il à déjouer les plans des insurgés et à affronter ses propres métamorphoses ?

Nous avons lu et relu le tome 1 de cette série, nous l’avons prêté, nous l’avons offert… Nous attendions le tome 2 avec impatience !

Sur ce genre de livre, le deuxième tome est parfois en retrait car on n’a plus la surprise de la découverte de l’autre monde et du concept. C’est toujours un tournant délicat. C’est le cas ici, même si on retrouve les personnages et l’univers d’Ayisté avec plaisir. L’auteur a choisi d’opposer le mode de vie des deux mondes et de confronter les points de vue des adolescents, peut-être au détriment de l’action qui est concentrée sur la fin. Il manque tout de même un nouveau souffle.

Il faudra attendre le tome 3 pour voir si cette série confirme ses promesses, ce que j’espère car la mise en place était vraiment très sympa et l’univers intéressant. Je suis tout à fait optimiste à ce sujet !

L’allée du bout du monde

Standard

Allee du bout du mondeIsabelle Wlodarczyk
paru aux éditions Philomèle

Angleterre, XVIIe siècle. La guerre civile éclate.
Au milieu du chaos, le hasard réunit trois adolescents :
Dorothy et son frère Robin, issus d’une famille royaliste ; William, un jeune garçon sans parents.

Entre Londres et Paris, luxe et misère, fidélité et trahison ; entre amitiés et amours naissantes, leurs destins se scellent à jamais.

On reste avec Isabelle Wlodarczyk, avec cette fois-ci un roman. J’avais initialement prévu de faire une semaine “Isabelle Wlodarczyk” mais mon emploi du temps en a décidé autrement. Qu’à cela ne tienne, voilà tout de même mes impressions sur L’allée du bout du monde.

Eh bien, elles sont bonnes !!!

 Le roman est suffisamment bien documenté pour plonger efficacement le lecteur au XVIIème siècle. On y est tout à fait ! Déjà rien que pour ça, c’est une franche réussite. Par ailleurs, l’intrigue est palpitante (sans que ce soit la course effrénée non plus), avec une belle montée en puissance.
Les personnages sont quant à eux très attachants… Et le style est toujours impeccable !

Un roman qui se dévore avec grand plaisir.

______________________________________________________________________________________________

En bonus parce que vous le valez bien… un petit tour dans la vraie vie d’Isabelle.

1 – Quand as-tu écrit ta première histoire et comment cela s’est-il passé ?

Ma première histoire écrite pour les enfants-adolescents est un roman. Il s’agit de L’allée du bout du monde. J’avais eu connaissance par hasard de  l’histoire de William Temple et de Dorothy Osborne, deux Anglais aux amours improbables pendant la guerre civile, et cela m’a inspiré un roman d’aventures… allégorique. Je l’ai écrit au fil de la plume, par chapitres, sans savoir où cela me mènerait…en l’occurrence, je suis allée au bout du monde. Je me suis beaucoup amusée en l’écrivant. 

2 – Comment travailles-tu ?

Je bosse avec un petit carnet, je gribouille, je pique des mots dans le Furetière, un dictionnaire dont je suis amoureuse…(oui, je nourris une grande passion pour le 17ème). Puis, je m’assois à mon bureau, je mange des bonbons et j’écris tout ce qui me vient à l’esprit. J’adore travailler à “l’improviste” sans savoir ce que je vais raconter. Des impromptus… Mais souvent, je réponds à des commandes alors je me documente, je bouquine, je furète et j’écris!

3- Où travailles-tu ?

Je travaille chez moi dans un petit bureau, entourée de livres et de bazars hétéroclites. J’habite à côté de Montpellier, près de la garrigue. Quand je sature, je sors de mon bureau et je fais le tour du jardin.

4- Quel est le livre qui se trouve sur ta table de chevet en ce moment ?

Ma table de chevet est couverte de livres, mais je lis un bouquin sur des Indiens du grand Nord en ce moment pour un roman que je prépare…

Merci d’avoir répondu à nos petites questions Isabelle !

Souvenirs de papier

Standard

Souvenirs de papierTexte Baptistine Mésange
Illustrations Jessica Lisse
Paru chez Philomèle

“Sur une feuille de papier apportée par le vent, les souvenirs prennent vie et s’envolent : le doudou tant aimé, les jouets, mais aussi les rêves, les rencontres, les secrets…”

Le personnage (qui reste inconnu mais c’est sans importance car il pourrait s’agir de n’importe lequel d’entre nous) nous raconte ses souvenirs, qu’il a couchés sur le papier. Souvenirs réels ou extrapolés, c’est fou ce qu’on peut rêver avec un morceau de papier. D’ailleurs, dès que l’enfant sait tenir un crayon, il dessine ! Son monde, ses peurs, ses envies. Plus tard, on continue toujours de griffonner sur des papiers ici et là, distraitement en faisant autre chose ou de façon plus appliquée. Parce que dessiner libère l’imagination, détend et permet parfois aussi d’aller à l’essentiel. Et lorsqu’on retrouve de vieux dessins, ce sont tout un tas de souvenirs qui refont surface, comme par magie.

Ici il est aussi question d’amour, de solitude à combler, de liberté, d’amusement, de respect de l’autre, de chemin à suivre, de secrets, comme autant de thèmes qui se croisent et emportent le lecteur. Les illustrations fraîches et colorées font le reste.

Un petit livre haut en couleurs ! Une belle balade…

Comme les vacances approchent et que c’est l’euphorie générale, j’organise (et c’est une première) un petit concours.
Vous avez donc une semaine, jusqu’à mercredi 18 pour me raconter votre plus beau souvenir de papier ou non en commentaire. Le gagnant sera tiré au sort mercredi soir et recevra un exemplaire de Souvenirs de papier.

Embrouillaminis

Standard

1454704-gfTexte Marie-Laure Alvarez, illustrations Hajnalka Cerhati
Paru chez Philomèle

Au fil de la pensée qui parfois s’embrouille, on croise un lien d’amitié qui aide à le dénouer. Pendant ce temps, un fil de laine tricote des chaussettes.
Une histoire se tisse…

Une couverture très esthétique, un personnage haut en couleurs, tout donne envie d’ouvrir le livre et de le découvrir.

Et nous voilà partis avec la fillette aux cheveux rouges, pour un petit voyage sur le fil de ses pensées. Un fil à suivre pour aller loin, partout, tandis que la grand-mère tricote, bien calée dans son fauteuil. Parfois, on tombe sur des nœuds. Il faut du temps et de la patience pour débrouiller ces embrouillaminis, ou l’aide d’un ami. Parce qu’un ami, c’est tellement précieux, que ça aide à avancer.
Voilà aussi, le message que véhicule ce livre, tout en douceur, en s’appuyant sur des illustrations d’une grande classe, pleines de poésie.

Embrouillaminis est beau, fin et délicat…

Je suis une lionne

Standard

Lionne CouvSandrine Beau
Illustrations Gwenaëlle Doumont
Editions Philomèle

En vrai, Louise est une lionne, la reine de la savane.
Personne ne semble comprendre sa vraie nature.
Pas de quoi décourager Louise, cependant !

Quelle quatrième de couverture alléchante !!! Le ton est donné, direct.
La couverture n’est pas en reste !
Couleur savane, elle donne l’ambiance.

Le texte est très court mais efficace. On entre immédiatement dans le vif du sujet.
Les illustrations épurées au trait fin, avec des touches de couleur parcimonieuses, vont à l’essentiel et relaient parfaitement bien le texte. L’harmonie est parfaite.

Je suis une lionne nous présente une fillette telle qu’elle « devrait être » ou telle qu’on la perçoit et telle qu’elle même se voit, lorsque sa nature « sauvage » prend le dessus, son vrai moi en quelque sorte !
J’aime beaucoup la page « En vrai, je suis une lionne. Une lionne sauvage… » Les expressions du personnage, crinière au vent sont excellentes.
Un livre de ce genre aurait pu être monotone ou pire (moraliste par exemple !). Ce n’est pas le cas, c’est un livre pêchu et très optimiste. Un livre positif tourné vers l’avenir.

Le conteur – Tome 1, l’enfant qui n’aimait pas rêver

Standard

conteur1Lorraine S. Heymes
Editions Philomèle

Ulysse n’aime pas rêver. Ulysse n’aime pas les contes. Ulysse, pourtant, est un conteur. Son rôle : préserver un lien entre le monde réel et Ayisté, le monde de l’imaginaire. Acceptera t-il ce destin, offert par un chat étrange, alors même que de graves menaces pèsent sur Ayisté ?

Il s’est passé quelque chose d’étrange avec ce livre… Quand je l’ai reçu, j’ai voulu feuilleter les premières pages, comme toujours, et là je me suis retrouvée comme par enchantement à la fin du premier chapitre ! Magie noire ? Peut-être… En tout cas un premier contact très prometteur et une grosse envie de lire la suite très très vite. Mettons fin à ce suspense insoutenable : la lecture du livre n’a fait que confirmer ce premier contact très prometteur. La quatrième de couverture nous proposait un programme d’enfer : une aventure palpitante entre réel et imaginaire. Nous avons eu tout ça et même plus !

Je tiens à souligner d’emblée (parce que c’est important) que le style de l’auteure est agréable, fluide, recherché sans être ampoulé. Il s’en dégage une grande finesse, très agréable à la lecture. Ceci est un premier bon point non négligeable : dans littérature jeunesse, il y a littérature, ne l’oublions pas ! Second bon point : des personnages très attachants. Troisième bon point : le récit

L’intrigue se tient et oscille entre imaginaire et réalité avec habileté. On y croit tout à fait et on plonge ! Il y a suffisamment de suspense, d’incertitudes et de rebondissements pour que le jeune lecteur soit embarqué dans cette folle aventure. Mais (il faut bien un « mais ») j’ai trouvé la chute trop rapide… J’aurais apprécié que la partie dédiée à la quête et le dénouement présente un peu plus de difficultés pour nos héros. Heureusement, le tome suivant est annoncé. Nous voilà rassurés : on ne termine que pour mieux rebondir vers de nouvelles aventures que nous attendons avec impatience et que nous lirons avec grand plaisir.

Une fois n’est pas coutume, voici l’avis de Maud, ma grande fille, lectrice confirmée : J’ai beaucoup aimé cette histoire et surtout le monde d’Aysité mais l’attaque de la forteresse dans le désert était trop facile. C’est drôle un chat qui parle. Je résume, elle a vraiment accroché et cette lecture lui a mis de vraies étoiles dans les yeux.

Une dernière chose, je voudrais ajouter une mention spéciale pour la belle au bois dormant décatie… Ce premier roman jeunesse des éditions Philomèle est une vraie réussite ! Vivement la suite.