La légende d’Aquazuria

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AquazuriaBrigitte Cassette
Illustré par Aria Parmentier
Paru aux éditions À Contresens

Quel esprit malfaisant fait-il planer son ombre sur la paisible cité d’Aquazuria ? Quel plan machiavélique met-il en péril la vie de ses habitants ? Ni Louis le boulanger, ni Stanislas le bûcheron, ni même Anselme le chef respecté, ne se doutent qu’ils vont être la proie d’une machination cruelle, orchestrée par la plus ténébreuse des sorcières…

J’ai lu ce roman jeunesse dans le cadre d’un partenariat avec Livr@ddict et les éditions À Contresens, que je remercie pour cette opportunité. Je ne connaissais pas cette maison d’édition, dont la ligne éditoriale à visée pédagogique est très intéressante.

La légende d’Aquazuria s’inscrit tout à fait bien dans cette démarche éducative, puisqu’elle met en opposition la cupidité et la valeur des ressources naturelles. Ce sujet est traité de façon ludique et ne peut, par conséquent, que mieux réussir à toucher son auditoire.

De plus, le livre est un bel objet, imprimé sur du papier bien épais agréable au toucher et ponctué de belles illustrations.

Concernant le style, j’ai trouvé le vocabulaire et les tournures employés trop élevés pour l’age ciblé. D’ailleurs, j’avais convenu avec ma fille que nous ferions ce partenariat ensemble, mais le texte s’est finalement avéré trop compliqué pour elle. Pourtant, malgré son jeune âge, elle lit régulièrement des livres de cette tranche d’âge.

Du côté du récit, l’intrigue est rondement menée sous forme de conte classique. Pour nous, habitants de pays capitalistes dévorés par le consumérisme, il était évident que la sorcière ne peut manquer de réussir dans son entreprise en s’y prenant de cette façon. Comment les faibles hommes pourraient-ils résister à des propositions aussi alléchantes ? Effectivement, ils succombent tous, les uns après les autres… L’entraide et la solidarité céderont alors la place à l’égoïsme et la cupidité, qui régnera en maître dans le cœur des villageois et causera leur perte.

En revanche, j’ai trouvé le dénouement un peu trop rapide et easy. Les villageois qui sont dans le pétrin par leur propre faute n’en bavent pas assez pour trouver la solution à leur problème, à mon goût. En outre, j’ai eu l’impression que les villageois étaient pris pour des pantins par des forces magiques supérieures, qu’elles soient obscures ou bien intentionnées. La fin est par ailleurs plutôt énigmatique et ouverte, alors que le côté pédagogique du livre exigeait simplement une chute moralisatrice pour enfoncer le clou. La forme de conte choisie s’y prêtait pourtant particulièrement bien.

Il n’en demeure pas moins que le traitement original de cette thématique fait de ce roman pour enfants un excellent support pédagogique, loin d’être rébarbatif ! En tous cas, je ne regrette pas mon choix de lecture !

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