Monthly Archives: January 2017

Hisse et Ho – Le phare mystérieux

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le-phare-mysterieuxTexte Anne Loyer
Couverture Solenn Larnicol
Éditions Bulles de savon

Les aventures de Hisse et Ho, des jumeaux fille et garçon dont les parents ont décidé de partir un an sur un bateau. Durant cette première escale, de drôles de voleurs rôdent autour du phare près duquel le bateau est amarré.

Une histoire qui entre direct dans le vif du sujet…
La relation entre le frère et la sœur ne peut que parler aux jeunes lecteurs qui s’y reconnaîtront certainement !  Leurs qualités, leurs défauts les rendent parfaits, d’une certaine manière.
Le rythme est dynamique et le thème est top : faire le tour du monde en voilier, en famille. Quelle aventure… Le rêve quoi !

Leur première escale qui est l’objet de ce premier tome (oui, c’est une série !) sera l’occasion de résoudre une énigme bien mystérieuse sur fond de piraterie. Suspense et frissons garantis. Éclats de rire aussi !

Anne Loyer a adopté le ton juste pour cette sympathique aventure racontée en finesse.
Ce premier tome pétillant et rythmé donne envie de lire la suite. Cap sur les tomes suivants !

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Brindille et Ficelle, Une pêche d’enfer ! – Tome 1

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brindille-et-ficelleDe Sinikka Nopola et Tiina Nopola
Illustrations Salla Savolainen
Traduction Didier Joly
Paru chez Didier jeunesse

Que c’est énervant d’avoir une grande sœur aussi sage et sérieuse que Brindille, se dit Ficelle. Surtout depuis qu’elle va à la grande école ! Car maintenant, Brindille ne veut plus jouer avec elle : elle a des devoirs à faire ! Et puis, elle va sortir pêcher avec sa classe… Ficelle est terriblement jalouse ! Comme elle aimerait y aller, elle aussi… Mais c’est peut-être possible ? Ficelle, insupportable chipie, ne manque ni d’imagination ni d’effronterie pour arriver à ses fins !

Une autre série de la collection Mon marque-page pour jeunes lecteurs à partir de 7 ans. Ici encore, on a un vrai roman qui se tient, à la fois facile à lire et plein d’action pour captiver le lecteur en herbe.

J’ai un gros faible pour le style finlandais à l’humour si particulier. On retrouve ici cet esprit un poil décalé avec une Ficelle un peu déjantée qui ne recule devant rien. C’est drôle, léger, un peu fou même, avec en toile de fond, le thème de la fratrie, notamment  la réaction des plus jeunes aux changements qui touchent leur aînés et bouleversent par conséquent l’ordre établi et leur vie. Pas facile de voir les autres grandir, surtout lorsqu’on est le petit ou la petite !

Un petit roman qui captivera certainement les jeunes lecteurs pas trop sages.

Le journal d’Aurore – Jamais contente, toujours fâchée…

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jamais-contente-toujours-facheeScénario Marie Desplechin et Agnès Maupré
Illustrations Agnès Maupré
Colorisation Grégory Elbaz
Paru chez Rue de Sèvres

Jeune fille seule comme un rat, affligée d’un physique monstrueux et d’une famille ennuyeuse, certainement athée, probablement lesbienne, cherche jeune homme pour l’aimer à la folie…

Aurore a deux soeurs qui la détestent, les parents les plus insignifiants possible, une aversion avérée pour toute forme d effort scolaire, pas de passion identifiée… autant dire, dans l ensemble, une vie moins passionnante que celle du rat taupe des plateaux d Abyssinie. Heureusement, dans ce tableau sombre d une vie d ado de 3e, il y a Lola, son amie qui habite en face et la comprend, elle. Enfin, ça dépend des jours. Et puis le nouveau demi-frère de Lola, Marceau, élément perturbateur notoire. La vie n est décidément pas un long fleuve tranquille à 14 ans et vaut bien les pages d un journal.

Les adaptations de romans ne sonnent pas toujours juste. Ici, on croirait que ce récit a toujours été un roman graphique. Ça passe très bien !

L’histoire est criante de vérité et dépeint avec justesse cet âge charnière où rien ne va et tout nous ennuie. L’âge où les autres importent peu mais leur regard conditionne finalement beaucoup, l’âge où on n’a pas envie de faire des efforts. Mal dans sa peau, Aurore ne sait pas trop où elle va mais elle sait ce qu’elle ne veut pas, enfin elle croit. C’est une héroïne au caractère bien trempé, qui fait parfois sourire le lecteur avec ses prises de position tranchées.
Les illustrations rendent à merveille cet état entre deux, avec des personnages très expressifs et des compositions bien vues. Les couleurs choisies apportent fraîcheur et dynamisme.

Petite mention spéciale à la “mémé” qui comprend mieux ses petites filles ados que leurs propres parents.

Flow tome 2

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flow2jpgDe Mikaël Thevenot, couverture Taï-Marc Le Thanh
Paru chez Didier jeunesse

La suite des aventures de Josh : suspense et révélations !

Josh est encore sous le choc : le mystérieux internaute qu’il recherchait a été kidnappé sous ses yeux. Qui sont ces hommes qui l’ont enlevé ?
Les pouvoirs de télépathe de Josh ne seront pas suffisants pour connaître la vérité. Aidé de son ami Axel, le pro du piratage, et de Kyle, un ancien agent du FBI, il se lance dans une enquête qui le mènera jusqu’à New York, au cœur d’une terrible machination.

On reprend notre enquête là où elle s’est arrêtée. Ça démarre fort et ça ne s’arrête plus !
Tout va très vite, les événements s’enchaînent. Notre héros est pris dans une spirale, il s’affirme au fil des pages et se jette dans l’action. Il prend de l’ampleur tout en restant humain (et ado !). Josh ne peut que séduire ses lecteurs adolescents, de même que les personnages qui l’accompagnent dans cette histoire. Ils sont très attachants.
Il y a du suspense, pas mal d’action, le récit est très rythmé.
La structure avec une alternance de flashbacks a été conservée tout en évoluant également, pour servir l’intrigue.
Ce tome 2 est également le tome du dénouement. Il y aurait peut-être eu matière à allonger le récit mais on aurait perdu en dynamisme. Deux tomes, c’est bien. Un seul tome regroupant les deux livres aurait même pu être envisagé.
Enfin, les passages en anglais sont suffisamment simples pour ne pas rebuter le lectorat cible. En tant qu’adulte anglophone, j’ai un peu tiqué sur le basculement entre les deux langues : les conversations sont amorcées en anglais et poursuivies en français, c’est un peu déroutant parfois, même si je comprends les raisons de ce choix.