L’estrange malaventure de Mirella

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LestrangeMalaventureDe Flore Vesco
Paru chez l’Ecole des loisirs

Moyen Age. Les rats ont envahi la paisible bourgade d’Hamelin. Vous croyez connaître cette histoire par coeur ? Vous savez qu’un joueur de flûte va arriver, noyer les rats en musique, puis les enfants d’Hamelin ? Oubliez ces sornettes : la véritable histoire est bien pire, et c’est grâce à Mirella, une jeune fille de 15 ans, qu’on l’a enfin compris. Jusqu’ici, elle passait inaperçue en ville – qui s’intéresserait à une porteuse d’eau, à une crève-la-faim, une enfant trouvée ? Seulement voilà, Mirella a un don ignoré de tous : elle voit ce que personne d’autre ne voit. Par exemple, elle a bien repéré ce beau jeune homme en noir, qui murmure à l’oreille de ceux qui vont mourir de la peste… Et ça lui donne une sacrée longueur d’avance. Y compris sur le plus célèbre dératiseur de tous les temps.

J’aime bien les livres de Flore Vesco… Le titre de celui-ci m’a interpellée, la quatrième a enfoncé le clou. Ce fut une super lecture. J’ai adoré le langage moyenâgeux utilisé. C’est un vrai plus : ça met dans l’ambiance et c’est drôle. Il y a d’ailleurs un petit lexique à la fin, ainsi que des conseils pour parler comme au Moyen-Age. Ce sont des bonus fort sympathiques !

Le récit est quand à lui palpitant, mais je n’en attendais pas moins. On ne sait pas trop où on va, mais on y va avec plaisir ! Le lecteur découvre des tas de surprises et de rebondissements. C’est vraiment une chouette histoire. Peut-être s’adresse t-elle en priorité aux bons lecteurs de l’âge cible, mais je pense qu’elle peut séduire le plus grand nombre malgré tout. En tout cas, moi j’ai adoré !

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Le jeu de l’oie de Cornebidouille

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3127020500512_jeu_de_loie_cornebidouilleD’après les livres de Magali Bonniol et Pierre Bertrand
Paru chez L’Ecole des loisirs/Playbac

Si tu ne manges pas ta soupe, je mange ton doudou ! Attention, Cornebidouille est bien décidée à vous avaler tout cru ! Il va falloir parcourir le plateau le plus vite possible et déjouer les pièges tendus par la célèbre sorcière. Un jeu de l’oie original et rigolo où vous devez réaliser les mimes et les défis lancés par la sublime, la magnifique, la grandiose Cornebidouille !

Il s’agit d’un jeu de l’oie revisité dans l’univers de la sorcière Cornebidouille.

Du coup, les règles sont simples à mettre en place et la partie peut commencer rapidement, ce qui contentera les plus jeunes. C’est un jeu plein de surprises et très participatif puisque les joueurs devront notamment proposer des mimes et relever des défis. Cela donne un côté dynamique et surtout cela permet de maintenir ce dynamisme jusqu’au bout de la partie. Autre point positif : les parties sont suffisamment courtes pour que les joueurs y mettent tout leur cœur, sans se lasser.

Enfin, sa petite taille (tout rentre dans la petite boîte cartonnée qui semble assez résistante) permet de l’emmener partout.

Je pense qu’on peut utiliser ce jeu et l’apprécier sans connaître l’univers de Cornebidouille mais autant en profiter pour associer le jeu aux livres et aller encore plus loin dans cet univers super sympa et plein d’humour.

L’analphabète qui savait compter

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analphabeteDe Jonas Jonasson
Traduit par Carine Bruy
Première partution chez Presses de la Cité

Tout semblait vouer Nombeko Mayeki, petite fille noire née dans le plus grand ghetto d’Afrique du Sud, à mener une existence de dur labeur et à mourir jeune dans l’indifférence générale. Tout sauf le destin. Et sa prodigieuse faculté à manier les nombres. Ainsi, Nombeko, l’analphabète qui sait compter, se retrouve propulsée loin de son pays et de la misère, dans les hautes sphères de la politique internationale.
Lors de son incroyable périple à travers le monde, notre héroïne rencontre des personnages hauts en couleur, parmi lesquels deux frères physiquement identiques et pourtant très différents, une jeune fille en colère et un potier paranoïaque. Elle se met à dos les services secrets les plus redoutés au monde et se retrouve enfermée dans un camion de pommes de terre. À ce moment-là, l’humanité entière est menacée de destruction.
Dans sa nouvelle comédie explosive, Jonas Jonasson s’attaque, avec l’humour déjanté qu’on lui connaît, aux préjugés et démolit pour de bon le mythe selon lequel les rois ne tordent pas le cou aux poules.

 

Ah que j’aime l’humour à la suédoise !!!!

C’est grinçant bien comme il faut, complètement farfelu et déroutant d’un bout à l’autre. On sait que tout peut arriver et il en arrive ! C’est formidable. L’histoire démarre tout de suite fort et le personnage principal, Nombeko est extra. Ses péripéties nous emmèneront jusqu’en Suède.

Le récit est mené tambour battant, malgré quelques passages qui traînent un peu en longueur. Le final est un vrai feu d’artifice !

Home sweet home

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Home sweet homed’Alice Zeniter et Antoine Philias
Paru chez l’Ecole des loisirs

Pendant longtemps, Cleveland a été un berceau du rêve américain. Elle a attiré les plus grandes industries, et tous ceux qui espéraient la prospérité, ou une vie meilleure. Dans le quartier du Slavic Village se regroupaient ceux qui venaient d’Europe de l’Est.
Mais en 2008, le rêve a fait long feu. La pollution, le chômage, la faillite et surtout la crise du logement se sont installés à Cleveland. Le Vaste Bordel a débuté. Ceux qui en avaient les moyens sont partis ; ceux qui restent n’ont pas eu le choix.
Anna, Elijah et d’autres ont toutes les raisons de fuir ces ruines de l’argent et de la compétition. Ils trouvent refuge dans un lycée à l’abandon. Quand tout s’écroule autour d’eux, quand tout se ligue contre eux, ils doivent reconstruire sur de nouvelles bases le monde qui sera le leur.

Un roman qui met un coup de poing à l’estomac… Un roman brut, dérangeant par moments, mais aussi tellement tendre à d’autres.

Dans un premier temps, la forme m’a fortement dérangée : je ne voyais pas l’intérêt de morceler l’histoire avec cette alternance de points de vue et puis le récit m’a finalement rattrapée.

Même si on connaît la fin de l’histoire dès le début, la lecture n’est pas monotone ni avare en rebondissements. On reste captivé jusqu’au bout !
Ce roman a vraiment quelque chose de particulier, presque hypnotisant…

Nymphéas noirs

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NympheasDe Didier Cassegrain et Fred Duval d’après le roman de Michel Bussi
Paru chez Dupuis

Dans le village de Giverny, où Claude Monet peint quelques-unes de ses plus belles toiles, la quiétude est brusquement troublée par un meurtre inexpliqué. Tandis qu’un enquêteur est envoyé sur place pour résoudre l’affaire, trois femmes croisent son parcours. Mais qui, de la fillette passionnée de peinture, de la séduisante institutrice ou de la vieille dame calfeutrée chez elle pour espionner ses voisins, en sait le plus sur ce crime ? D’autant qu’une rumeur court selon laquelle des tableaux d’une immense valeur, au nombre desquels les fameux Nymphéas noirs, auraient été dérobés ou bien perdus.

Je l’ai lu dans le cadre du prix Bulles de sang d’encre et c’est une belle découverte.

Je ne connais pas le roman donc je ne peux juger de la fidélité à celui-ci mais j’ai plongé la tête la première dans cette version graphique qui, il me semble, convient particulièrement bien à cette histoire. L’intrigue est palpitante et pleine de surprises et les références artistiques ne pouvaient que me séduire. L’ambiance est fantastique et les illustrations pleines de poésie sont absolument splendides !

Mort de rire

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Mort de rireDe Pascal Parisot
Paru chez Didier jeunesse

Douze chansons humoristiques évoquant toutes sortes de créatures bizarres ou inquiétantes : fantôme, squelette, araignée, coq sans tête, cannibales ou vampires.

Voici un livre CD bourré d’humour et plaisant à écouter, avec plusieurs degrés de lecture, pour que chacun ou presque y trouve son compte : petits frères, grandes soeurs, ou l’inverse, sans oublier les parents qui pourront eux aussi prendre plaisir à écouter le CD de leurs enfants ! Les chansons sont très gaies malgré le thème et restent un peu dans la tête…

Comme d’habitude chez Didier jeunesse, l’objet est très soigné et l’album regroupe les textes des chansons avec des illustrations sympas.

Paris 2119

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Paris2119De Zep et Bertail
Paru chez Rue de Sèvres

Paris, nous sommes en 2119, l’ambiance est futuriste mais quelques éléments du XXIème siècle perdurent. Le métro existe encore mais la plupart des personnes préfèrent se téléporter via la cabine « Transcore «. Tout un chacun est systématiquement scanné et reconnu dans les espaces publics et privés. Les clones, les drones et les hologrammes sont monnaie courante. Tristan Keys vit dans ce monde dont il rejette le plus possible la numérisation. Tel un marginal, il continue à prendre le métro, à marcher dans les rues, à l’inverse, sa compagne Kloé est une adepte des déplacements inter-continents via le Transcore. Au cours de ses déplacements à pieds, il constate assez vite des comportements préocupants, des situations anormales. Que se passe-t-il vraiment dans ce Transcore ? Est-ce une simple téléportation pour ses utilisateurs ?

Une BD avec une “plastique” magnifique. Les personnages sont beaux, les décors superbes, c’est un vrai régal.

Le scénario propose quant à lui un récit d’anticipation assez classique et trop dense à mon goût pour fonctionner sur ce volume de pages. C’est d’ailleurs bien dommage car les découvertes s’enchaînent et le mystère est prenant. On se prend assez vite au jeu et on aurait vraiment envie d’en savoir plus ! La fin, qui n’en est pas vraiment une, est plutôt frustrante. Toute la mise en place de cet univers et de cette intrigue pour finir comme ça…

Cette BD existe en version “normale” (très belle et en grand format) couleurs et en version luxe lavis.