Harry Potter, La Magie du cinéma : objets ensorcelés

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Paru chez Gallimard jeunesse

Découvrez les objets magiques des films Harry Potter et les animaux fantastiques.
Baguettes magiques, balais volants, valise remplie de créatures… le monde des sorciers est peuplé d’objets enchantés. Cet ouvrage fascinant dévoile les coulisses des films et révèle les secrets de fabrication d’une multitude d’objets de légende de la saga Harry Potter et des Animaux fantastiques.

Ce livre se sépare en deux parties : un premier tiers sur Les animaux fantastiques, avec énormément de détails sur les personnages et le MACUSA. La seconde partie concerne Harry Potter. Très fournie et détaillée, elle aborde les objets incontournables de la saga : le vif d’or, les balais, la cape d’invisibilité, etc. Comme dans les premiers tomes sur la magie du cinéma, on découvre une foule d’anecdote croustillantes. Il y a plein de bonus divers et variés : page du Daily prophet, étiquettes de potions et j’en passe. Encarts, rabats et autres surprises raviront le lecteur. C’est très riche et on passe vraiment un bon moment à la lecture de ce livre soigné, à ranger définitivement dans la catégorie Beaux-livres (quelle couverture et quelle présentation encore une fois !!!) pour aller encore un peu plus loin dans l’univers d’Harry Potter. Une dernière bonne nouvelle ? Ce n’est pas redondant avec les deux premiers tomes. On peut donc consommer ce troisième volume sans modération !

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Les petites reines

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De Clémentine Beauvais
Paru chez Sarbacane

On les a élues «Boudins de l’année» sur Facebook. Mais Mireille Laplanche et ses «boudinettes». Hakima et Astrid, n’ont pas l’intention de se lamenter sur leur sort ! Elles ont des mollets, des vélos, et elles comptent bien rallier Bourg-en-Bresse à Paris… pour s’incruster à l’Elysée ! Place aux Petites Reines ! ! !

Un monument de finesse, d’humour et de vérité !

Lire un livre comme celui-ci dans notre monde obnubilé par l’apparence et la popularité, c’est un bonheur. Parce que dans la vraie vie, les “boudins” sont plus nombreux que les top-models, parce que les images qu’on nous balance sont artificielles, parce que les stars elles-mêmes sont moins glamour au quotidien…

Le cheminement de Mireille, Hakima , Astrid et Kader se fait en profondeur. leur périple est suffisamment long et pénible pour leur permettre d’avancer da sn la vie et, quelque part, grandir.

C’est un livre qui fait du bien ! Tout s’enchaîne à la perfection. C’est du grand art que la belle plume de Clémentine Beauvais nous offre là.

Les histoires de la récré – Ma nounou a des yeux derrière la tête

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Écrit par Eric Chevreau
Illustré par Claire Wortemann
Paru chez Hatier jeunesse

La nounou d’Adémar entend à travers les murs. Elle est rapide comme l’éclair, elle a des yeux derrière la tête. Impossible de faire des bêtises !

Il s’agit d’une première lecture à partir de 5-6 ans “je commence à lire tout seul”.
Le texte est court, rythmé et écrit bien gros pour accompagner le lecteur novice dans son apprentissage. Et à la fin, il y a un petit questionnaire à choix multiples pour prolonger la lecture et voir si on a bien tout compris.

L’histoire ne manquera pas d’amuser les lecteurs. Qui n’a pas un jour envisagé que ses parents ou sa nounou aient des super pouvoirs et surtout des yeux derrière la tête ?!! Les illustrations sont sympas.

Tout est là pour séduire le petit lecteur.

Ma guerre – De la Rochelle à Dachau

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De Tiburce Oger
Paru chez Rue de Sèvres

Nous sommes là, le 8 mai 2015, à regarder mon grand-père maternel recevoir la distinction de Chevalier de la Légion d’Honneur. Lui qui toute sa vie préféra le silence, enfouissant sous une chappe de mystère à mes yeux d’enfant son terrible passé.

Et puis un déclic, des enregistrements et la mémoire toujours intacte qui se libère.

Une couverture belle et tragique à la fois qui percute de plein fouet et un thème important : voilà une BD à lire absolument !
T. Oger décrit le quotidien de son grand-père pendant la guerre : résistance, puis déportation. Sans artifices, le récit est livré brut, un peu comme une succession de souvenirs qui remonteraient à la surface. En tout cas c’est l’effet que cela donne. Pas de pathos, pas de romance, juste des faits. Parce que c’est comme ça que ça s’est passé et qu’il faut faire ce qui doit être fait.

Il s’agit d’un témoignage parmi d’autres. Chacun d’entre eux nous offre un point de vue différent. L’horreur est la même à chaque fois, mais chacun l’a vécue à sa façon et c’est ce qui rend chaque témoignage intéressant et utile.

Peut-être qu’une histoire plus romancée aurait conquis plus facilement les plus jeunes lecteurs ? Je ne sais pas mais une chose est certaine : ce choix bien que plus linéaire la rend terriblement percutante ! On perd parfois un peu le fil, puis on le retrouve. Ce n’est pas grave. Plusieurs lectures sont certainement nécessaires…
Enfin, pour terminer, l’illustrateur a fourni un bien bel écrin au récit. De superbes images dans les tons de bleu comme les rayures des vêtements de déportés, pour souligner encore l’horreur de la guerre et des camps de concentration.

Harry Potter Séances magiques – Le pouvoir du Patronus

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Paru chez Gallimard jeunesse

Expecto patronum !
Grâce à ce livre magique, redécouvre le plus célèbre des sortilèges de défense et rejoue les scènes mythiques des films Harry Potter.

Je vous entends d’ici soupirer “Un douze millième livre sur le monde d’Harry Potter…” Effectivement, chaque fin d’année nous apporte désormais son lot de livres Harry Potter. Les fous du petit sorcier devenu grand se les procurent tous sans exception, les “juste fans”, piocheront tranquillement dans cette production harry-pottesque.

Ce livre a le mérite de proposer un concept nouveau : un théâtre d’ombres chinoises. Sur le thème du patronus, il présente différentes scènes à regarder dans le noir avec une projection de lumière ciblée sur la fenêtre pour un rendu en grand sur votre mur. Chaque scène est accompagnée du texte et des dialogues correspondants, histoire qu’on sache de quoi on parle. Bien sûr on ne peut lire le texte dans le noir, donc il faut jongler entre la lumière et les ténèbres !!!

Les images projetées sont très réussies et le livre lui même est un bel objet de qualité (là je m’adresse aux collectionneurs !) avec une couverture d’une esthétique irréprochable.
Les séances magiques se déclinent sur différents thèmes (quidditch, créatures..).

D’après une histoire vraie

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Delphine de Vigan
Paru chez JC Lattes

“Ce livre est le récit de ma rencontre avec L. L. est le cauchemar de tout écrivain. Ou plutôt le genre de personne qu’un écrivain ne devrait jamais croiser.”
Dans ce roman aux allures de thriller psychologique, Delphine de Vigan s’aventure en équilibriste sur la ligne de crête qui sépare le réel de la fiction. Ce livre est aussi une plongée au cœur d’une époque fascinée par le Vrai.

Tout porte à croire qu’il s’agit d’un récit autobiographique au départ mais on réalise rapidement que ce serait bien trop simple. Delphine de Vigan distille le doute et brouille les cartes de sorte qu’au final, le lecteur ne sache plus démêler le vrai du faux.

La montée en puissance est efficace et tient le lecteur jusqu’au bout.
Le style est fluide, agréable.

Un roman qui fait son petit effet !

Fleur de bambou Tome 1 : les larmes du grand esprit

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Scénario Richard Marazzano
Illustrations Cat Zaza
Paru chez Rue de Sèvres

Tout allait dans la forêt jusqu’à ce que les bambous se mettent à fleurir, ce qui, comme chacun sait, annonce la mort imminente de ces arbres. Devant ce phénomène, les animaux parlementent et s’organisent : il faut réagir ! Une seule solution s’impose : partir en quête du grand esprit fondateur de la forêt, et lui demander de nouvelles graines de bambou. Panda Roux l’intrépide et la Fouine, nettement moins courageux, se mettent en route. Ils seront même accompagnés de la fille des hommes, habitante de la forêt elle aussi menacée et pas si terrifiante qu’on pourrait le croire de prime abord. Un parcours semé d’embûches et de rencontres les attend, où ils devront faire preuve d’ingéniosité et de solidarité.

Cette BD s’adresse aux plus jeunes. C’est assez rare de trouver un ouvrage de cette qualité pour cette tranche d’âge. Grand format, belle couverture, on ne peut rester insensible…
En revanche, les plus grands risquent d’être frustrés par le récit un peu simple et quelques raccourcis ici et là. Le ton est humoristique mais manque un peu de fluidité à mon goût.
Nous serons ici sur une quête dans la tradition de la littérature de l’imaginaire. Japonisante, elle met en scène des animaux humanisés. Chacun a un rôle bien précis (le courageux, le râleur bavard, les méchants, etc). Le récit est poétique et stimule l’imagination mais le point fort de chaque personnage (motivant sa participation à la quête) n’est pas assez souligné. On nous annonce un voyage très périlleux et finalement, ça ne l’est pas tant que cela. La conclusion arrive trop rapidement, sans embûches ni rebondissements majeurs. Outre les thèmes de la solidarité et du partage, ce livre nous propose un message écologique en toile de fond, ce qui est intéressant.
Mais venons-en au point fort de Fleur de bambou : les illustrations ! Avec son trait fin et ses belles couleurs, Cat Zaza illumine le livre et prend le relais des mots. Le panda roux est craquant. Les paysages sont superbes. C’est frais, lumineux, agréable à regarder. Bravo !