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Astrid Bromure – Tome 5 Comment refroidir le Yéti ?

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Astrid Bromure5De Fabrice Parme
Paru chez Rue de Sèvres

La neige tombe. Impossible de mettre le nez dehors ! Astrid s’ennuie, personne ne veut jouer avec elle. À la radio, on annonce que le Yéti vient de s’échapper pendant son transfert au zoo. Astrid se met alors en quête de cet homme des neiges peut-être pas si abominable…

Chouette, un nouveau tome d’Astrid Bromure, la série BD jeunesse chic et choc super classe. Cette fois, c’est au Yéti que sera confrontée Astrid, à moins que ce ne soit l’inverse…

Les illustrations soignées et d’une grande élégance sont toujours un régal pour les yeux. Astrid reste pétillante au possible. L’humour et les petites réflexions intéressantes sont également au rendez-vous. Dans cette aventure, ses parents seront beaucoup plus présents. L’attitude de la mère devient, du coup, un poil too much. Parallèlement, le suspense est moins marqué, le rythme plus tranquille…
Ce tome est, pour moi, un cran en-dessous des précédents, malheureusement.

La beauté des jours

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beaute des joursDe Claudie Gallay
Paru chez Actes sud

Jeanne mène une vie rythmée par la douceur de l’habitude. Elle était jeune quand elle a épousé Rémy, ils ont eu des jumelles, sont heureux ensemble et font des projets raisonnables. Mais Jeanne aime aussi le hasard, les surprises de l’inattendu. L’année du bac, un professeur lui avait fait découvrir l’artiste serbe Marina Abramovic. Fascinée par cette femme qui engage son existence dans son travail, Jeanne a toujours gardé une photographie de sa célèbre performance de Naples : comme un porte-bonheur, la promesse qu’il est possible de risquer une part de soi pour vivre autrement. Quand Jeanne s’amuse à suivre tel ou tel inconnu dans la rue ou quand elle calcule le nombre de bougies soufflées depuis son premier anniversaire, c’est à cet esprit audacieux qu’elle pense. Surtout cet été-là. Peut-être parce que, les filles étant parties, la maison paraît vide ? Ou parce que sa meilleure amie, qui s’est fait plaquer, lui rappelle que rien ne dure ? Ou parce qu’elle recroise un homme qu’elle a aimé, adolescente ? Jeanne se révèle plus que jamais songeuse et fantasque, prête à laisser les courants d’air bousculer la quiétude des jours.

Un rythme très lent, comme pour coller à la vie routinière de Jeanne, avec des grains de sable, de plus en plus présents. Des petits riens qui marquent un début de changement. Des questionnements, des tiraillements. Le lecteur assiste à un bouleversement, sans savoir quelle en sera la portée et navigue à vue entre les non-dits qui en disent parfois plus long que des mots. Jeanne finira t-elle par sortir du carcan de la routine et achever la transformation de la chrysalide ? Ou bien choisira t-elle de conserver telle quelle une vie qui ne lui déplaît pas tant que ça ?

J’ai trouvé cette lecture belle et touchante. Jeanne l’introvertie a su m’émouvoir.

Le jeu de l’oie de Cornebidouille

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3127020500512_jeu_de_loie_cornebidouilleD’après les livres de Magali Bonniol et Pierre Bertrand
Paru chez L’Ecole des loisirs/Playbac

Si tu ne manges pas ta soupe, je mange ton doudou ! Attention, Cornebidouille est bien décidée à vous avaler tout cru ! Il va falloir parcourir le plateau le plus vite possible et déjouer les pièges tendus par la célèbre sorcière. Un jeu de l’oie original et rigolo où vous devez réaliser les mimes et les défis lancés par la sublime, la magnifique, la grandiose Cornebidouille !

Il s’agit d’un jeu de l’oie revisité dans l’univers de la sorcière Cornebidouille.

Du coup, les règles sont simples à mettre en place et la partie peut commencer rapidement, ce qui contentera les plus jeunes. C’est un jeu plein de surprises et très participatif puisque les joueurs devront notamment proposer des mimes et relever des défis. Cela donne un côté dynamique et surtout cela permet de maintenir ce dynamisme jusqu’au bout de la partie. Autre point positif : les parties sont suffisamment courtes pour que les joueurs y mettent tout leur cœur, sans se lasser.

Enfin, sa petite taille (tout rentre dans la petite boîte cartonnée qui semble assez résistante) permet de l’emmener partout.

Je pense qu’on peut utiliser ce jeu et l’apprécier sans connaître l’univers de Cornebidouille mais autant en profiter pour associer le jeu aux livres et aller encore plus loin dans cet univers super sympa et plein d’humour.

Paris 2119

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Paris2119De Zep et Bertail
Paru chez Rue de Sèvres

Paris, nous sommes en 2119, l’ambiance est futuriste mais quelques éléments du XXIème siècle perdurent. Le métro existe encore mais la plupart des personnes préfèrent se téléporter via la cabine « Transcore «. Tout un chacun est systématiquement scanné et reconnu dans les espaces publics et privés. Les clones, les drones et les hologrammes sont monnaie courante. Tristan Keys vit dans ce monde dont il rejette le plus possible la numérisation. Tel un marginal, il continue à prendre le métro, à marcher dans les rues, à l’inverse, sa compagne Kloé est une adepte des déplacements inter-continents via le Transcore. Au cours de ses déplacements à pieds, il constate assez vite des comportements préocupants, des situations anormales. Que se passe-t-il vraiment dans ce Transcore ? Est-ce une simple téléportation pour ses utilisateurs ?

Une BD avec une “plastique” magnifique. Les personnages sont beaux, les décors superbes, c’est un vrai régal.

Le scénario propose quant à lui un récit d’anticipation assez classique et trop dense à mon goût pour fonctionner sur ce volume de pages. C’est d’ailleurs bien dommage car les découvertes s’enchaînent et le mystère est prenant. On se prend assez vite au jeu et on aurait vraiment envie d’en savoir plus ! La fin, qui n’en est pas vraiment une, est plutôt frustrante. Toute la mise en place de cet univers et de cette intrigue pour finir comme ça…

Cette BD existe en version “normale” (très belle et en grand format) couleurs et en version luxe lavis.

La rivière de satin

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la riviereDe Jean-François Chabas
Paru chez Didier jeunesse

Sine, 15 ans, se retrouve orpheline et contrainte de quitter New-York pour aller vivre à Hawaï chez son abjecte grand-mère Abigail. A peine a-t-elle le temps de poser ses valises, que le volcan de l’île se réveille et plonge l’archipel dans le chaos le plus total. Au cœur de ce décor apocalyptique, Sine croise la route du jeune Holokai, dont le charisme et “l’aloha spirit” provoquent immédiatement en elle un séisme… amoureux. Ensemble, ils vont prendre tous les risques et braver les éléments déchaînés, autant que leurs propres démons.

Un roman dépaysant et palpitant. Le rythme est rapide et soutenu, renforçant le sentiment d’urgence et de danger, et les aventures de Sine incroyables. C’est toutefois un peu too much par moments, ce qui tend à nuire à l’ensemble… En revanche, l’aloha spirit omniprésent et les éléments liés à Hawaï (mode de vie, façon de penser, langage, etc.) sont très agréables. Ils apportent une dimension exotique à l’histoire et lui donnent une âme forte.

En résumé, je qualifierais cette lecture d’agréable mais elle ne restera pas dans les annales !

Edelweiss

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EdelweissDe Cedric Mayen et Lucie Mazel
Paru chez Vents d’Ouest

Été 1947, Boulogne-Billancourt. Lors d’un bal typique de l’après-guerre, Edmond, jeune ouvrier chez Renault, rencontre Olympe, fille de politicien. Il ne se doute pas qu’elle va bouleverser sa vie. Passionnée d’alpinisme, la jeune femme n’a qu’un rêve : escalader le Mont-Blanc pour égaler la prouesse de son aïeule Henriette d’Angeville. Malgré son manque d’expérience, Edmond promet qu’il l’aidera à le réaliser. Seulement, le train-train quotidien et plusieurs drames vont petit à petit émousser leur détermination… Mais qu’importe, l’amour est plus fort que tout, dit-on. Et s’il est capable de déplacer des montagnes, il peut aussi aider à les gravir.

J’en entendais parler depuis un moment…

Cette BD mérite en effet d’être lue. L’histoire est belle et touchante. Il y est question d’amour et de montagne, de ténacité, de dépassement de soi… Le rythme est assez soutenu et les personnages principaux très attachants. Olympe est notamment une femme de tête, très en avance sur son temps ! Elle a une très belle personnalité.

Les illustrations, parées de belles couleurs tendres, sont très belles. Elles soutiennent admirablement l’histoire, avec une ambiance parfaitement choisie, et lui donnent une portée plus forte.

Les animaux fantastiques 2 – Les crimes de Grindelwald

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Les animaux fantastiques2De J.K. Rowling
Paru chez Gallimard

En 1927, quelques mois seulement après son arrestation par le Congrès magique des États-Unis, Gellert Grindelwald s’évade et souhaite rassembler des sorciers de « sang-pur » afin de régner sur l’ensemble de la population non magique. Albus Dumbledore, un professeur renommé de l’école de sorcellerie de Poudlard, au Royaume-Uni, semble le seul en mesure de l’arrêter. Les deux hommes, anciens amis d’enfance, seraient devenus ennemis depuis un accident au cours duquel la jeune sœur de Dumbledore aurait perdu la vie. Dumbledore accepte la mission et fait alors appel à son ancien élève Norbert Dragonneau, qui a fait ses preuves en ayant déjà su déjouer les plans du mage noir. C’est l’occasion pour Norbert de retrouver ses amis Tina, Queenie et Jacob4, à l’heure où le monde magique se fragmente plus que jamais.

De façon générale, je ne raffole pas des récits sous forme de pièce de théâtre. Dans le premier tome, le récit palpitant avait pris le dessus et l’expérience ne m’avait pas déplu. Cela a moins bien marché pour ce tome 2, dont l’intrigue, bien que restant dynamique est en-dessous de celle du tome 1. Peut-être parce qu’il n’y a plus l’effet “nouveauté” ou tout simplement parce qu’elle est moins bien ficelée… Je me méfie toujours des tomes 2, mais il est impossible de résister à la perspective d’un roman de J.K. Rowling, surtout lorsqu’il se présente avec une aussi belle couverture. Malheureusement, celui-ci ne m’aura pas convaincue plus que cela même si j’ai passé un moment de lecture agréable.