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Chasseur de cyclones

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De Christine Avel
Paru chez L’Ecole des loisirs

Le collège, la maison, les copines : à treize ans, la vie d’Élise est trop banale à son goût. Elle a beau se rêver photographe, elle se contente de prendre des photos avec son petit téléphone.
Jusqu’à ce jour où sa mère lui propose, pour premier voyage, de l’emmener aux Bahamas avec Léa, son amie d’enfance.
Les Bahamas, un paradis, comme le vantent les brochures touristiques ? On en est loin : sa mère n’est jamais disponible, Léa est l’amie trop parfaite. Pour comble de malchance, un cyclone tropical s’approche…

Elise est un peu ronchon. Il faut dire qu’il y a parfois de quoi ! Et puis elle en a marre qu’on la prenne pour une imbécile aussi. Alors elle a beau avoir 13 ans, elle ira de l’avant et c’est elle qui sera l’élément central de l’histoire.
Elise est l’Ado, la vraie, avec ses hauts, ses bas, ses questionnements, ses sautes d’humeur, ses moments d’euphorie… Elle est terriblement attachante.
Voilà un petit roman très court, mais qui ne manque pas de piquant. Malgré son format condensé, il ne s’agit pas d’un roman jeunes lecteurs, mais bien d’un roman pour ados. D’ailleurs il est parfaitement adapté à sa cible !

Le ton est léger et l’histoire, sans être d’une complexité extrême, est bien menée, pour captiver le lecteur jusqu’au bout. Un sympathique voyage à teenageland.

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La course en livre

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De Claude Ponti
Paru chez L’Ecole des loisirs

Il court, il court, le poussin. Où ? Ici et là, droit devant, tourbillonnant. Et pendant qu’il court, il fait tout ce qu’on fait dans la vie. Il joue, il parle, il mange, il boit, il fait pipi (hi hi), il dort, il rencontre des bêtes, des monstres, des mots, d’autres poussins, il tombe amoureux…Et quand il arrive au bord de la couverture du livre ? C’est simple, il se retourne et change de sens, et ça recommence et continue. Il est libre comme l’air qu’on respire dans les livres. Car ” Impossible d’être prisonnier d’un livre. C’est Blaise le poussin masqué qui le dit donc c’est vrai.

Pour commencer, le format tout mignon donne envie de prendre ce livre en main. Il est bien pensé : à la fois petit mais avec bien de la place pour les illustrations au format à l’italienne. Bon et puis c’est quand même LE poussin de Ponti sur la couverture, cela devrait finir de décider les fans et les curieux.

Il s’agit donc d’un livre au texte un poil décousu, loufoque à souhait et aux images très drôles mais aussi d’un “objet” conceptuel qui promet des heures d’amusement.
Il faut prendre le temps de découvrir son contenu. Un survol rapide ne donnera rien de bon. Si cela fait trop, on peut le lire en plusieurs fois, comme un livre de grand, un peu comme un délicieux rendez-vous…
Chaque lecture apportera son lot de découvertes, de surprises, d’extrapolation.

Un livre sans limites, qui ne se refuse rien… Étonnant, déroutant, voire époustouflant et très amusant…
Plaisir garanti !

Jeu Toc ! Toc ! Toc !

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D’après l’univers de Geoffroy de Pennart
Par l’Ecole des loisirs

Soyez le premier à accueillir 5 invités dans votre maison pour gagner la partie. Pour cela, vous devrez dire « qui est là ? » avant les autres joueurs, à chaque fois que 3 «  toc  » de couleur identique apparaîtront ! Attention, le loup est revenu et il rode ! Ne tombez pas sur lui pour ne pas que votre maison se vide…

Une règle de jeu suffisamment simple pour être assimilée rapidement, un univers sympa, un encombrement minimum… Ce jeu a tout pour séduire parents et enfants.
Il demande un bon sens de l’observation et de la réactivité.

Les parties restent assez courtes, ce qui est préférable pour garder l’attention des plus jeunes.
C’est un jeu plaisant, qui rassemblera toute la famille pour un bon moment de convivialité.
Il est parfait pour les petits, mais peut-être un peu simple pour les plus grands…
A partir de 4 ans.

Mais… C’est pas juste !

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De Stephanie Blake
Paru chez l’Ecole des loisirs

Simon et Ferdinand sont amis.
Le récit démarre sur un jeu, un jour quelconque.
On comprend immédiatement la nature de la relation entre les deux amis : Ferdinand commande et Simon exécute.

Lorsque Simon tente de rééquilibrer leur relation, il se heurte à la phrase imparable des cours de récré “sinon je ne suis plus ton copain”. En général, il n’y a rien à répondre à cet ultimatum. D’ailleurs les enfants qui usent et abusent de ce petit chantage affectif l’ont bien compris.
La solution viendra du petit frère de Simon, Gaspard. Tout simplement parce que les plus jeunes disent les choses telles qu’ils les pensent…

Un album intéressant et malicieux qui ne manquera pas de faire réfléchir tout en prenant du bon temps pendant la lecture.

Le mystère Vandam Pishar

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D’Anne-Gaëlle Balpe
Paru chez Ecole des loisirs

Un nouveau est arrivé à l’école en plein hiver. Il s’appelle Vandam Pishar. Il prétend qu’il vient d’Inde. Pourtant, il parle très bien français. Il marche comme un robot et garde toujours ses gants, même en classe. Pourtant, il paraît qu’il est champion de ski. Il affirme aussi qu’il n’a pas le temps de se faire des amis. Pourtant, il a l’air de s’entendre très bien avec la maîtresse remplaçante. On dirait vraiment que Vandam Pishar vient d’une autre planète. Une autre planète ? Et pourquoi pas ?

Milo est ses copains, à l’imagination débordante mènent l’enquête… Parce que quand même le nouveau, là Vandam Pishar, il est franchement louche. Et de là à imaginer que la maîtresse est de connivence avec lui, il n’y a qu’un pas. Devant la perspective d’un complot à grande échelle, nos héros n’hésitent pas à prendre tous les risques.

Construit comme un “petit” polar, parfaitement à hauteur d’élèves de primaire, tant par le thème, l’environnement et le style d’écriture suffisamment simple, ce petit roman séduira sans aucun doute les jeunes lecteurs qui vivront des aventures passionnantes et trépidantes le temps de cette aventure. Les rebondissements les mèneront sans effort jusqu’au bout.

Jusqu’ici tout va bien

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De Gary D. Schmidt
Traductrice Caroline Guilleminot
Paru chez L’Ecole des loisirs, Medium +

1968
Une petite, petite ville de l’Etat de New York.
Un père sans repères, une mère sans remède.
Deux grands frères, dont un avalé par la guerre du Vietnam.
Pas assez d’argent à la maison.
Trop de bagarres au collège.
Des petits boulots pour se maintenir à flot.
Une bibliothèque ouverte le samedi pour s’évader.
Une idole inaccessible.
Une collection d’oiseaux éparpillée à tous les vents.
Des talents inexploités.
Et une envie furieuse d’en découdre avec la vie.

Voilà l’histoire de Doug, racontée à la première personne. Le récit commence direct, avec un style percutant, un peu précipité, à la fois détaché et sans enjolivures, parce que ce n’est pas tous les jours facile mais que c’est comme ça. Du coup on entre tout de suite dans son quotidien. Le ton colle parfaitement avec le personnage…

Sa vie est loin d’être toute rose et encore, les infos arrivent petit à petit, peut-être pour ne pas perdre le brin de légèreté, pour distiller un peu. Pourtant, on peut tout à fait imaginer qu’il existe quelque part un Doug qui vit dans un univers impitoyable où chacun doit veiller sur lui-même envers et contre tout  (et tous).

Ce jeune garçon maigrichon semble au départ aussi désagréable et agressif que sa vie l’implique. Parce que c’est la logique même… Pourtant on s’y attache très vite sans réaliser immédiatement qu’il y a un petit truc, qu’il se passe quelque chose. Car Doug, l’air de rien, ne se laisse pas enliser. Et finalement, c’est un peu lui l’élément stable, la colonne vertébrale de la famille.
Il fera quelques rencontres opportunes mais devra encore et encore faire ses preuves.

Finalement, ce quasi voyou ou qui avait tout pour le devenir nous montrera qu’il n’est pas celui que l’on aurait pu penser au départ, grâce à quelques bonnes âmes, mais surtout grâce à lui. Il avancera courageusement, avec beaucoup de “philosophie”.

Le récit est dur par moment mais presque hypnotisant. Une très belle lecture qu’on ne lâche pas d’un bout à l’autre, qui saisit aux tripes.

La fée sorcière

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Texte Brigitte Minne
Illustrations Carll Cneut
Paru chez Pastel, Ecole des loisirs

Les fées devaient toujours être gentilles. Et proprettes. Manger leur part de gâteau sans faire de miettes. Boire le thé sans renverser. Porter une robe sans tache. Raconter de leur voix mielleuse des histoires douces et tendres.
Et, de temps en temps, agiter leur baguette magique. Marine trouvait les fées terriblement ennuyeuses. Malheureusement, elle en était une.
Marine aurait préféré être une sorcière.

Depuis quelques années, on assiste à une évolution des histoires de princesses et de fées. Certainement parce que dans la vraie vie, les filles (et les fillettes) ne sont pas des fées ni des princesses. Et définitivement pas des images modèles !

Ici, donc notre petite fée se rebelle et s’en va vivre dans la forêt. Sa maman pense qu’elle changera vite d’avis mais non ! Le thème du non conformisme et l’opposition de la vision de la vie parent/enfant est donc abordé. Combien de fois n’entendons nous pas les enfants dire que les adultes ne sont pas drôles ? Et les adultes déclarer que les enfants ne savent pas se canaliser ? Justement, quand on est enfant, on ne se soucie ni des convenances ni de la pression sociale. On ne se soucie pas de grand-chose, cela vient plus tard et c’est bien dommage… On vivrait certainement mieux en gardant notre cœur d’enfant.

Le texte est recherché et les illustrations renversantes. Ces dernières méritent peut-être un accompagnement pour les plus jeunes afin de faciliter leur lecture.
Cette collection est magnifique : grand format, reliure tissu, la grande classe !